Sécheresse : après une récolte 2026 catastrophique, la future récolte de canne à sucre de nouveau menacée en Guadeloupe
La filière sucrière guadeloupéenne traverse une nouvelle zone de turbulence. Après une récolte 2026 déjà très difficile, les planteurs n’ont pas pu remettre en terre les jeunes cannes pour la saison suivante, en raison d’une sécheresse persistante qui touche les…
La filière sucrière guadeloupéenne traverse une nouvelle zone de turbulence. Après une récolte 2026 déjà très difficile, les planteurs n’ont pas pu remettre en terre les jeunes cannes pour la saison suivante, en raison d’une sécheresse persistante qui touche les Antilles depuis plusieurs mois. Sur certaines parcelles, la végétation jaunit sous l’effet de la chaleur, tandis que d’autres terrains viennent seulement d’être travaillés.
Les responsables agricoles expliquent que les conditions actuelles empêchent toute plantation. Alex Bandou, secrétaire général de l’Union des producteurs de Guadeloupe, souligne qu’il fait trop chaud et qu’un manque de pluie ferait brûler les plantules si elles étaient installées maintenant. Dans les bulletins climatiques, Météo-France décrit depuis mai une situation marquée par le sec, le très sec et le très chaud, avec un mois de juillet présenté comme le plus chaud depuis 1995. Les prévisions restent défavorables jusqu’en février.
La dernière campagne sucrière a accentué les inquiétudes. La récolte achevée en juillet s’est élevée à environ 312 700 tonnes de cannes, soit une baisse d’environ 35 % par rapport à 2025, selon l’Union cannière de la Guadeloupe. Cette culture occupe près de la moitié des sols agricoles de l’archipel, dans un contexte où le manque d’eau pèse aussi sur d’autres productions.
Face à cette situation, les planteurs redoutent une nouvelle mauvaise récolte en 2027 et misent davantage sur 2028. Des pistes d’adaptation sont évoquées, comme des pratiques agroécologiques ou des variétés plus résistantes, mais les solutions restent difficiles à mettre en œuvre dans une filière organisée autour de nombreux maillons. Du côté de l’État, on veut croire à la continuité de cette production, malgré des années de recul, en évoquant aussi une possible évolution des subventions et du fonctionnement de la filière.
Source : Sud Ouest
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