« C’est un petit espoir, même s’il est encore trop coûteux et pas simple à mettre en place » : à Cannes, les apiculteurs azuréens testent une « harpe électrique » contre le frelon asiatique
À Cannes, des apiculteurs azuréens testent une solution électrique pour tenter de limiter les attaques du frelon asiatique autour des ruches. Sur un terrain de la plaine de Laval, Jean-Louis Lautard a installé une soixantaine de ruches, mais il décrit…
À Cannes, des apiculteurs azuréens testent une solution électrique pour tenter de limiter les attaques du frelon asiatique autour des ruches. Sur un terrain de la plaine de Laval, Jean-Louis Lautard a installé une soixantaine de ruches, mais il décrit une situation très difficile face à cet insecte invasif, au point d’estimer que plusieurs colonies sont déjà condamnées sans protection supplémentaire.
À quelques mètres, trente autres ruches bénéficient d’un dispositif présenté comme une harpe électrique : des fils tendus entre deux supports, reliés à un générateur. Lorsqu’un frelon s’en approche, il prend une décharge de 3 000 volts, ce qui ne le tue pas toujours mais suffit à l’éloigner. L’expérimentation, menée depuis la fin du mois d’août avec l’ADAPI et le soutien du Département et de la Région, montre pour l’instant des résultats jugés encourageants.
Au 23 septembre, les ruches non protégées par ce système auraient perdu 90 % de leurs larves, avec 500 couvains contre 3 000 au départ, tandis que celles entourées d’une douzaine de harpes en comptaient 7 000. Les apiculteurs restent néanmoins prudents, rappelant que ces premiers constats doivent encore être confirmés à plus grande échelle et que l’installation du dispositif reste coûteuse et compliquée pour un exploitant seul.
Au-delà de cette piste, les professionnels alertent sur la fragilité du miel de Provence et de la filière apicole locale, déjà mise sous pression par le réchauffement climatique et le frelon asiatique. Ils jugent insuffisantes les réponses publiques actuelles et demandent une prise de conscience plus forte, estimant que signaler les nids et acheter leur miel demeure aussi une manière de les soutenir.
Source : Nice-Matin
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