Handisport : que reste-t-il de l’esprit des Jeux de Paris 2024 ?
2 millions et demi de billets vendus en 2024, 40 millions de téléspectateurs. Ils sont où, ces gens-là ? On a un héritage des Jeux Paralympiques de Paris 2024 extrêmement faible. On le voit aujourd’hui dans la manière dont les…
2 millions et demi de billets vendus en 2024, 40 millions de téléspectateurs. Ils sont où, ces gens-là ? On a un héritage des Jeux Paralympiques de Paris 2024 extrêmement faible. On le voit aujourd’hui dans la manière dont les parasports se développent en France, de manière évidemment insuffisante, dans le nombre de kilomètres qu’il faut faire pour aller pratiquer une activité adaptée.
Il faut des éducateurs formés, des associations sportives et des clubs accessibles physiquement, pour qu’on puisse s’y rendre, et il en faut au plus grand nombre. Il faut à peu près 50 km en moyenne en France à une personne handicapée pour accéder à une structure sportive adaptée. Et puis, enfin, le matériel. Vous, pour faire du tennis, vous prenez une raquette, vous allez dans un supermarché, vous pouvez même trouver une raquette à moins de 80 euros. Nous, un fauteuil roulant, on commence à rembourser les fauteuils, fauteuil de ville, fauteuil de sport. Il y a encore un gros travail à faire dessus.
Donc tout coûte beaucoup plus cher pour l’accès à la pratique sportive. Aujourd’hui, il y a une trahison à ce niveau-là. On ne l’a pas budgété. Personne n’est capable de nous dire aujourd’hui combien ça coûterait de rendre la cité accessible à tous. Et puis on n’a pas mis de budget de côté, vu qu’on ne sait pas ce que ça coûte pour le faire. Donc ça demande un engagement fort, ça demande de faire des choix. À un moment, il faut arbitrer. Il faut dire : on va mettre l’argent ici et un peu moins ici. Oui, c’est un choix politique, parce qu’on parle de 12 millions de personnes handicapées, plus de 100 millions d’aînés, et peut-être tout autant d’émotions.
Alors oui, c’était l’effet Jeux sur médiatisation, mais le lendemain, plus rien. On doit faire beaucoup mieux et beaucoup plus. Et c’est aussi pour ça que, depuis 10 ans maintenant, à la Moratogue Academy, on organise le French Rivier Open, qui accueille les plus grands joueurs et joueuses de la planète.
Les gens viendraient s’ils en entendaient parler plus souvent. Ce n’est pas plus fou de regarder du parasport que n’importe quel autre sport. Le sport, on y vient parce que ça crée et suscite des émotions, et je vous garantis que le French Open, à ce niveau-là, est largement au niveau de ce que vous avez l’habitude de voir tous les jours.
📝 Transcription complète de la vidéo
2 millions et demi de billets vendus en 2024, 40 millions de téléspectateurs. Ils sont où ces gens-là ? On a un héritage des Jeux Paralympiques de Paris du 24 extrêmement faible. On le voit aujourd'hui dans la manière dont les parasports se développent en France de manière évidemment insuffisante, le nombre de kilomètres qu'il faut faire pour aller pratiquer une activité adaptée. Il faut des éducateurs formés, il faut des associations sportives et des clubs qui soient accessibles physiquement pour qu'on puisse s'y rendre et puis il en faut au plus grand nombre. Il faut à peu près 50 km en moyenne en France à une personne capée pour accéder à une structure sportive adaptée. Et puis enfin le matériel parce que vous vous allez faire un tennis, vous prenez une raquette, vous allez dans un supermarché, vous pouvez même une raquette à moins de moins de 80 €. Nous un fauteuil roulant euh on rembourse, on commence à rembourser les fauteuils, fauteuil de ville, fauteuil de sport. Il y a encore un gros travail à faire dessus. Donc tout coûte beaucoup plus cher pour l'accès à la pratique sportive. Donc aujourd'hui, il y a une trahison à ce niveau-là. On l'a pas budgetté. Personne n'est capable de nous dire aujourd'hui combien ça coûterait de rendre la cité accessible à tous. Et puis on n pas mis de budget de côté vu qu'on ne sait pas ce que ça coûte pour le faire. Donc ça demande un engagement fort, ça demande de faire des choix. C'est à un moment il faut arbitrer. Il faut dire on va le mettre l'argent ici et un peu moins ici. Oui, c'est un choix politique parce qu'on parle de 12 millions et dei de personnes handicapées, plus de 100 millions d'aents et peut-être tout autant d'émots. Alors oui, c'était l'effet jeu sur médiatisation mais le lendemain plus rien. On doit faire beaucoup mieux et beaucoup plus. Et c'est aussi pour ça que depuis 10 ans maintenant à la Moratogue Academy, on organise le French Rivier Open qui accueille les plus grands joueurs et joueuses de la planète. Les gens viendraient s'ils en entendaient parler plus souvent. C'est pas plus fou de regarder du parasport que n'importe quel autre sport. Le sport, on y vient parce que ça crée et suscite des émotions et je vous garantis que le French Open à ce niveau-là est largement au niveau de ce que vous avez l'habitude de voir tous les jours.
Source : France 3 Provence-Alpes-Côte d’Azur
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