« On était au paradis. On l’est encore aujourd’hui » : 324 mineurs et descendants de mineurs accueillis au château d’Agecroft de Mandelieu-la-Napoule, comme il y a très longtemps…
Dimanche dernier, 324 mineurs et descendants de mineurs ont franchi les portes du château d’Agecroft, à Mandelieu-la-Napoule, après un long trajet de plus de 1 000 kilomètres. Pour beaucoup, ce retour avait un goût particulier : la plupart avaient déjà…
Dimanche dernier, 324 mineurs et descendants de mineurs ont franchi les portes du château d’Agecroft, à Mandelieu-la-Napoule, après un long trajet de plus de 1 000 kilomètres. Pour beaucoup, ce retour avait un goût particulier : la plupart avaient déjà fait ce voyage avec leurs parents il y a plus d’un demi-siècle. Sur place, les visiteurs ont dit ressentir un accueil chaleureux et une vraie considération.
Parmi eux, certains ont ravivé des souvenirs très précis. Pascal est venu avec sa sœur Doriane et son frère Alain, comme en 1968, quand ils étaient arrivés ensemble avec leurs parents. Tous évoquent encore la mer, l’Estérel, les cactus et ce séjour vécu comme une parenthèse heureuse. L’émotion a aussi été nourrie par l’histoire du lieu, qui, après la guerre, avait été acquis par les Houillères du Bassin du Nord – Pas-de-Calais afin d’offrir des séjours aux familles de mineurs en reconnaissance de leur engagement.
Cette mémoire a été remise en lumière dans le cadre des 90 ans des congés payés, à l’initiative de Miléade, avec le Secours Populaire Français du Nord et du Pas-de-Calais ainsi que Maisons et Cités. L’événement a aussi rappelé l’empreinte durable laissée par cette histoire dans la commune : près de 80 ans après les premiers séjours à Agecroft, la part d’habitants venus du Nord est aujourd’hui estimée entre 30 et 40 % à Mandelieu.
Le maire, Sébastien Leroy, a salué cette présence en affirmant que les visiteurs avaient donné une âme à la ville, qu’il a décrite comme une véritable « ville de Ch’tis ». L’Amicale des gens du Nord dit d’ailleurs continuer à grandir. Une photographie réunissant Jacqueline et Marcel, habillés comme une trieuse et un mineur, a enfin illustré cette transmission d’une mémoire ouvrière encore bien vivante.
Source : Nice-Matin
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