Une épicerie solidaire très fréquentée par les étudiants précaires
Je pense que tout ça va me faire 2 € à peine. Là, je vais à Carrefour, je prends exactement ce que j’ai pris. Je pense que ça me coûte au moins 25 €, quoi. En presque un an, il…
Je pense que tout ça va me faire 2 € à peine. Là, je vais à Carrefour, je prends exactement ce que j’ai pris. Je pense que ça me coûte au moins 25 €, quoi.
En presque un an, il n’y avait jamais eu autant de monde à l’épicerie sociale et solidaire du campus Saint-Charles. Preuve que la précarité étudiante augmente, le nombre de bénéficiaires a doublé entre mai et novembre. Ici, 300 étudiants peuvent se fournir en produits alimentaires ou d’hygiène à 10 % du prix du marché. « Cette année, j’ai fait face à des difficultés un peu soudaines et c’est vrai que ça m’aide beaucoup parce que là, je n’ai pas de revenu. Ce sont des prix pas chers du tout, et clairement, ce sont des choses que je n’aurais pas prises en temps normal dans un magasin. »
« Moi, avec ma bourse d’étudiant, je vais sur des choses de première nécessité, genre des pâtes, du riz. Là, je prends un truc de plaisir un peu, on va dire, et ça aide beaucoup à tenir. » Un produit par personne, sauf pour la ratatouille, les pois chiches, les haricots verts, le beurre de cacahuète et les protections périodiques, qui, elles, sont gratuites. Hélène a rempli son caba et passe à la caisse pour 25 articles. « Ça fera 5,70 € s’il vous plaît. »
Pour avoir accès aux épiceries sociales et solidaires, les étudiants doivent déposer un dossier. « On analyse à la fois ses dépenses, à la fois ses éventuels revenus, ce qui permet de calculer le restant à vivre. En fonction de ce restant à vivre, l’étudiant a un montant qu’il peut dépenser dans l’épicerie sociale et solidaire pour faire ses courses. Un montant mensuel pour chaque ayant droit. »
Aix-Marseille université a déployé cinq épiceries sociales et solidaires, une à Aix-en-Provence et quatre à Marseille. Celle-ci est la première conçue en partenariat avec la fondation CMA CGM, à partir de conteneur maritime. « Ça permet de mettre en place une infrastructure beaucoup plus rapidement qu’avec une construction en dur. C’est une technique qu’on a déjà expérimentée dans de nombreux projets, notamment pour faire des pharmacies mobiles, pour faire des salles de classe, et voilà, c’est vraiment la praticité du conteneur, qui peut être assemblé de différentes manières, robuste, efficace, qui dure dans le temps. »
Un modèle d’épicerie qui aura bientôt une version itinérante pour aller à la rencontre des étudiants malmenés par la vie chère.
📝 Transcription complète de la vidéo
Je pense que tout ça va me faire 2 € à peine. Là, je vais à Carrefour, je prends exactement ce que j'ai fait. Je pense ça me coûte au moins 25 € quoi. En presque un an, il n'y avait jamais eu autant de monde à l'épicerie sociale et solidaire du campus Saint-Charles. Preuve que la précarité étudiante augmente, le nombre de bénéficiaires a doublé entre mai et novembre. Ici, 300 étudiants peuvent se fournir en produits alimentaires ou d'hygiène à 10 % du prix du marché. Cette année, j'ai fait face à des difficultés un peu soudaines et c'est vrai que bah ça m'aide beaucoup parce que là, j'ai pas de revenu, c'est des prix pas chers du tout et clairement, c'est des choses que j'aurais pas pris en temps normal dans un magasin. Enfin, moi avec ma bourse d'étudiant, je vais sur des choses de première nécessité, genre des pâtes, du riz. Là, je prends un truc de plaisir un peu, on va dire, et ça aide beaucoup à tenir. Un produit par personne, sauf pour la ratatouille, les poischiches, les haricot vert, le beurre de cacahuète et les protections périodiques qui elles sont gratuites. Hélène a rempli son caba et a la caisse pour 25 articles. Ça fera 5,70 € s'il vous plaît. Pour avoir accès aux épiceries sociales et solidaires, les étudiants doivent déposer un dossier. On analyse à la fois ses dépenses, à la fois ses éventuels revenus qui permet de calculer le restant à vivre. En fonction de ce restant à vivre, l'étudiant a un montant qu'il peut dépenser dans l'épicerie sociale et solidaire pour faire ses courses. Un montant mensuel pour chaque ayant droit. Ex-Marseille université a déployé cinq épiceries sociales et solidaires, une à Exen Provence et quatre à Marseille. Celle-ci est la première conçue en partenariat avec la fondation CMA CGM à partir de conteneur maritime. Ça permet de mettre en place une infrastructure beaucoup plus rapidement qu'avec une construction en dur. C'est une technique qu'on a déjà expérimenté dans de nombreux projets, notamment pour faire des pharmacies mobiles, pour faire des salles de classe et et voilà, c'est vraiment la prasticité du conteneur qui peut être assemblé de différentes manières, robuste, efficace, qui dure dans le temps. Un modèle d'épicerie qui aura bientôt une version itinérante pour aller à la rencontre des étudiants malmenés par la vie chère.
Source : France 3 Provence-Alpes-Côte d’Azur
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