Les vérités de Christian Estrosi, six mois après sa défaite aux élections municipales
Bonjour, bienvenue dans « Dimanche en politique ». Nous recevons aujourd’hui Christian Estrosi, ancien maire, président délégué de la région Sud et vice-président du parti Horizons d’Édouard Philippe. Depuis le mois de mars, depuis votre défaite, vous vous êtes exprimé…
Bonjour, bienvenue dans « Dimanche en politique ». Nous recevons aujourd’hui Christian Estrosi, ancien maire, président délégué de la région Sud et vice-président du parti Horizons d’Édouard Philippe. Depuis le mois de mars, depuis votre défaite, vous vous êtes exprimé dans la presse écrite, un peu à la télévision, notamment lors du 14 juillet, mais jamais dans un format long. Nous allons donc passer 30 minutes ensemble. Merci de nous avoir choisis.
Au soir de votre défaite, vous aviez dit : « Je ne suis plus un homme politique ce soir. » Est-ce toujours le cas ? « Je ne suis plus un homme politique au sens politicien du terme », répondez-vous. Vous dites vous intéresser à la vie politique, garder les mêmes convictions que toujours, sociales, pour les libertés d’entreprise, pour l’autorité de l’État et pour les valeurs républicaines. Mais vous n’entendez pas être à nouveau engagé très directement dans la vie politique, ni faire campagne au-delà de l’accompagnement que vous apportez à Édouard Philippe, et vous entrez dans un temps nouveau de votre vie.
Vous expliquez que cette défaite n’a pas été un choc psychologique, mais une épreuve, une déception, qu’il faut comparer à des choses bien plus graves. Vous pensez à ceux qui ont perdu un être cher dans l’attentat du 14 juillet, et vous estimez qu’il n’est pas très noble pour un homme politique de se plaindre d’avoir perdu une élection. Vous dites avoir plutôt tiré du bonheur de mesurer la confiance que des gens vous ont accordée dans votre vie, et surtout de remercier les Nissois qui, pendant 18 ans, vous ont renouvelé leur confiance pour vous faire l’honneur d’être leur maire.
Vous revenez aussi sur la campagne. Vous ne pensiez pas qu’il y aurait une telle complicité entre la gauche et l’extrême droite. Vous dites ne pas l’avoir imaginé, même si cela avait été annoncé. Et vous assumez de ne pas vouloir refaire la campagne électorale, préférant parler de vos 18 ans de mandat. Vous expliquez également qu’un livre, qui devait s’appeler Maire, ne sortira pas sous ce titre puisque vous n’êtes plus maire, mais qu’un autre ouvrage est en cours, dans lequel vous écrivez chaque jour, sans esprit de revanche ni amertume.
Sur votre bilan, vous affirmez avoir respecté strictement les engagements pris devant les Nissois et les Nissoises, et les avoir remplis à près de 90 %. Vous évoquez la sortie du tunnel de la voie Mathis, la tranche 2 de la coulée verte, l’hôpital Pasteur, le taux de chômage à 6,9 %, la croissance, le surplus de population de 25 000 habitants et le passage de 23 000 à 51 000 étudiants. Vous dites ne pas avoir le sentiment d’avoir commis d’erreurs, estimant que l’erreur aurait été de ne pas préparer l’avenir face au réchauffement climatique, aux intempéries et aux besoins de la ville, avec une station de traitement des eaux usées, des énergies renouvelables et la géothermie dans la vallée du Var. Vous estimez qu’il n’y a pas eu de débat, mais de l’antijeu, et que vos adversaires ne voulaient pas qu’on en parle.
Vous revenez aussi sur l’Iron Man, les Jeux de 2030 et le pôle glace. Vous expliquez que vous pensiez en vision de long terme, en citant les Jeux de Milan, leurs retombées économiques, les emplois et le label olympique, et vous insistez sur les équipements qui devaient rester aux Nissois. Vous défendez également le recours à l’investissement public, en expliquant que ne pas financer l’Iron Man, l’arrivée du Tour de France ou d’autres événements revient à perdre des emplois, à ne plus remplir l’hôtellerie, les restaurants et le commerce local. Selon vous, une collectivité ne doit pas faire des économies dans un petit cochon, mais soutenir ses concitoyens.
Enfin, vous évoquez les affaires qui vous visent, en disant qu’il y en a 13 procédures, dont 7 vous visent personnellement, sans mise en examen. Vous affirmez que certains signalements sont anonymes et relèvent de l’« article 40 », et vous demandez à ce que l’audit des finances de la ville soit rendu public dans son intégralité. Vous dites être sans rancune, ne pas vouloir revenir dans les affaires publiques de la ville de Nice, mais rester soucieux de son avenir. Vous redoutez qu’une grande ville de France soit dirigée par l’extrême droite et un partenaire de Marine Le Pen, tout en disant préférer la réussite de votre ville à son échec.
📝 Transcription complète de la vidéo
Bonjour, bienvenue dans dimanche en politique, un invité exceptionnel aujourd'hui puisque nous recevons Christian Estrosi. Bonjour. Bonjour Christian Estros, merci d'avoir accepté notre invitation. ancien maire de président délégué de la région sud et vice-président du parti Horizon d'Edouard Philippe. Depuis le mois de mars, depuis votre défaite, vous êtes exprimé dans la presse écrite un peu en télé notamment lors du 14 juillet, mais jamais dans un format long. Nous sommes ensemble pendant 30 minutes. Merci donc de nous avoir choisi. Alors, on va revenir euh d'abord sur le mois de mars, au soir de de votre défaite, je me souviens que vous aviez dit euh "Je ne suis plus un homme politique ce soir." Est-ce que c'est toujours le cas ? Apparemment non. puisque vous êtes ici je ne suis plus un homme politique au sens politicien du terme. Je m'intéresse à la vie politique. J'ai des convictions qui sont restées les mêmes depuis toujours. Coliste sociale pour les libertés d'entreprise, pour l'autorité de l'État, pour les valeurs républicaines. Mais je n'ai pas l'intention en tout cas d'être engagé de nouveau dans la vie politique très directement ni de faire campagne au-delà de l'accompagnement que j'apporte à Édouard Philippe dans sa campagne et je rentre dans un temps nouveau de ma vie. On va peut-être en discuter. On va parler on va parler un petit peu de vous avant de passer à à votre bilan. Euh comment on passe de tout à rien ? Il y a quand même 18 années de mandat, trois mandats et puis d'un coup tout s'arrête. Alors déjà, est-ce que c'est un un choc psychologique ? Non, c'est pas un choc psychologique. Euh vous savez, il faut toujours se dire quand on connaît une épreuve comme celle-là, parce que c'est une épreuve malgré tout, une déception. Euh mais il faut toujours la comparer avec des choses tellement plus graves. Euh moi, je pense toujours à celui qui a perdu un être cher euh dans l'attentat du 14 juillet, un papa, une maman, un enfant. Est-ce que j'ai le droit de me plaindre d'avoir perdu une élection ? C'est c'est pas une attitude très noble de la part d'un homme politique qui est censé gérer les souffrances, les épreuves et puis à un moment c'est un accident de parcours, il a perdu. Et on se dit qu'il faut mieux en tirer une leçon de vie quelque part pour s'ouvrir à d'autres opportunités, relever d'autres défis. Je vais vous dire, je j'ai plutôt tiré du bonheur à ce moment-là de mesurer à quel point j'avais eu la chance d'avoir des gens qui me fassent confiance dans la vie, confiance pour me confier des responsabilités ministérielles, confiance dans ma carrière sportive pour me permettre de d'être un de ceux qui dans les championnats du monde de bonne époque puisse remporter des titres et surtout surtout remercier les Nissois qui pendant 18 ans, ça n'est pas rien, m'ont renouvelé systématiquement leur confiance pour me faire l'honneur d'être leur mère. Christian Estrosil Nisso justement quand on s'était vu entre les deux tours, on s'est vu pour des entretiens séparés entre les deux tours. On avait vu vous Écoti et puis Juliette Chenel, c'était c'était à Nice. Je me souviens très bien, je comme si j'y étais, vous nous aviez dit au premier tour en fait bah les gens ils sont allés au ski, ils ont pas mesuré l'importance de l'élection et puis ils vont venir dimanche et puis ça ça va bien se passer. Est-ce que c'était un artifice de communication ce jour-là ou est-ce que vous étiez dans le déni quand même ? Je n'imaginais pas un seul instant, je vais vous le dire, que il y ait une telle complicité entre la gauche et l'extrême droite. Je alors que j'avais vécu des campagnes républicaines dans un sens ou dans l'autre, je ne l'imaginais pas. Elle avait pas arrêté de le dire Juliette Chanel qu'elle se maintiendrait hein. On a l'impression que vous l'avez découvert dans un premier tour euh et euh nous on maintenant tout le monde sait maintenant tout le monde sait que ça faisait des mois des mois et des mois qu'il discutaient entre eux qu'ils étaient d'accord entre eux mais tout ça n'a pas d'importance. C'est fini. Je suis sorti de là. On va pas refaire la campagne électorale. Euh je vous m'avez invité pour qu'on parle de mes 18 ans. Donc je vais pas reparler du mois de mars. Le mois de mars c'est rien à côté du C'est c'est intéressant de savoir de savoir combien vous l'avez vécu vécu. Savez je je suis monté euh dans un rêve de toujours à 6000 m au sommet de l'Afrique au Kilimanjarou. J'ai fait mon vide grenier et et tout ça et passer derrière moi. Je me suis toujours dans ma vie comporté comme quelqu'un qui préférait regarder devant et jamais derrière. Alors, vous confirmez juste quand même que vous l'aviez pas trop vu venir cette cet échec. C'est vrai parce que j'ai sans doute un péché, commis un péché euh où euh je n'ai pas mesuré à quel point au fond les choses ont évolué très vite, surtout dans la période post Covid. Euh ce que je n'avais pas vécu les lors de mes premiers mandats. Euh j'avais dit lorsque j'ai quitté mon dernier ministère, c'était celui de l'industrie. Euh voilà, je veux sortir de la politique politicienne et me consacrer à ma ville. cette ville qui m'a vu naître, cette ville où j'aime à la fois la ville, ses couleurs, ses reliefs, ses saisons et les hommes, les femmes, les enfants qui la font. Et donc tout donné me donnait le sentiment qu'une élection municipale jusque-là c'était autre chose qu'une élection nationale où la politique politicienne prenait le pas à un moment sur les réalisations quotidiennes. Tout le monde se plaît à dire incroyable la transformation de cette ville, l'attractivité de cette ville. Je promets qu'on y revient et on voit qu'au fond c'est prononcé autrement que sur ce qu'on attendait d'un maire. On y pour poursuivre ou pas le parcours qui avait été le sien. Juste une parenthèse Christian Estrosie, vous deviez sortir un livre euh d'ailleurs, il devait s'appeler Maire. Est-ce que le projet est toujours en cours ? Est-ce que ce livre, il va sortir ? Non, il ne sortira pas puisque je ne suis plus mère. Non, mais un autre avec un autre titre. Mais j'écris tous les jours, je suis dans ce temps où ça fait beaucoup de bien, vous savez, de consacrer une heure de temps à écrire ici et là. Ça ça vous ouvre l'esprit, ça vous amène à la réflexion. Euh je n'ai pas d'esprit de revanche, je n'ai pas d'amertume. C'est un livre où je tire des leçons de vie, euh où je je parle de ce que j'ai pu apprendre des autres, euh d'anecdotes exceptionnelles que j'ai pu vivre dans mes parcours en outre, dans des moments de rencontre privilégié avec un chef d'état, avec Jacques Chirac, avec euh le président chinois lorsqu'il est venu à Nice, et et bien d'autres anecdotes encore qui font sourire pour certaines qui peuvent faire pleurer pour d'autres mais qui sont des leçons de vie. On attendra la sortie prochainement et comme ça ça vous donnera l'occasion de me revoir non pas en tant qu'homme politique en tant qu'écrivain. Le bilan Christian Estros, vous avez donc été mteniste pendant pendant 18 ans, ça fait trois mandats. Quand on fait trois mandats, effectivement, on a un bilan. Alors vous venez de dire en gros si j'ai bien compris que vous aviez pas ce que vous aviez pas mesuré c'était l'importance de la politique nationale dans l'élection municipale des accords selon vous entre Eric Setoti et et Juliette Chenel question est-ce que vous n'avez pas perdu aussi à cause de votre bilan ? Mon bilan n'est que euh ce pourquoi j'avais été élu en 2020, puisque il a respecté strictement les engagements que j'ai pris devant les Nissois et les Nissois et que j'ai rempli à près de 90 %. Pourquoi je fais 60 % sur ce projet que j'ai réalisé ? Et et je ma seule explication et vous voulez revenir là-dessus, c'est bien dommage, mais sincèrement, j'ai lorsque je vois les milliers de gens qui étaient à l'ouverture de du tunnel de sortie de la voix Matis pour sa livraison ouvrage commencé par Jean Médecin il y a 52 ans, vous vous dites, vous avez réalisé là quelque chose qui était très attendu pour gagner 20 à 25 minutes tous les jours pour sortir de Nice. Lorsque vous avez 5000 personnes à la livraison de la tranche 2 de la coulée verte qui sont là enthousiastes et qui dans les semaines qui suivent viennent par milliers tous les weekends, tous les mercredis avec les enfants pour jouer. Vous vous dites c'est en train de produire le même effet que la la coulée verte numéro 1. Lorsque vous livrez l'hôpital Pasteur, après 18 ans de chantier pour les dernières étapes qui étaient ceux de la cardiologie, de la pneumologie ou du grand caisson hyperbare, vous dites que vous avez apporté à la ville des conditions sanitaires pour la protéger qui quelque part doivent marquer les choses. J'ai pas l'impression que ce soit un bilan qui et surtout quand vous laissez, je termine juste là-dessus, excusez-moi, ça peut paraître long, mais avec 6,9 % de taux de chômage, c'est-à-dire qu'une ville qui a longtemps été au-dessus de la moyenne nationale et qui est en dessous de la moyenne nationale, qui a connu de la croissance, qui a connu un surplus de population de 25000, qui est passé de 23000 étudiants lorsque j'ai été élu à 51000 avec de grandes écoles qui se sont ouvertes. an je me dis quelque part et justement Christian quand on après l'élection on a pas pêché avec mon bilan après l'élection on a souvent reçu vos proches on a reçu Philippe Radal on a reçu Anthony Bor ils ont tous dit bon ils vous l'ont sûrement dit he qu'il fallait faire une autocritique on a l'impression quand vous reparlez de la coulée verte quand vous reparlez du tunnel de la voix matice quand vous reparlez de ce que vous avez fait de votre bilan donc hein et d'accord pour le faire pour en reparler on a l'impression qu'à aucun moment vous vous dites peut-être que dans ce bilan il y a eu des erreurs. C'est ça que je comprends pas. Non, j'ai pas le sentiment qu'il a eu des erreurs parce que vous savez ce bilan peut-être le sentiment des nissois ce mais je je le respecte si c'est le sentiment des nissois euh mais en même temps personnellement je n'ai pas le sentiment d'avoir commis d'erreurs. Vous savez, pour moi l'erreur ça aurait été que dans 20 ans, dans 20 ans, parce qu'on est dans le temps de l'immédiateté aujourd'hui, on dise parce que nous sommes rentrés dans cette période où le réchauffement climatique, côté pardon, on sort de 70 jours de canicule, hein, les les gens voient bien et on est pas à l'abri pendant cet automne d'avoir comme on a eu dans la durance il y a quelques jours euh comme les Malaya a vécu et comme d'autres en Europe le subissent euh des intempéries extrêmement ravageurs. Moi, je voudrais pas que dans 20 ans, je ne voulais surtout pas que dans 20 ans, on dise "Mais quel était ce crétin de mer qui était là il y a 20 ans qui a pas fait ce qu'il fallait quand il fallait le faire ?" Alors, peut-être que euh ça pu ne pas être compris, que je fasse une grande station de traitement des eaux usées qui protège euh pendant le siècle à venir les Nissoises et les Nissois d'avoir de l'eau potable au robinet, là où je ne suis pas sûr qu'à l'ouest et à l'est sur le littoral méditerranéen, tout le monde ait cette chance. Peut-être que euh l'on produise des énergies renouvelables avec la géothermie dans la vallée du Var avec l'unité de valorisation des énergies de produite par la station de traitement des déchets à 5 centimes le kilwh là où sur le marché est à 28 ou 34 centimes le kilwh les Nissois ne l'ont pas. Je crois surtout qu'il y a pas eu de débat. Je crois qu'il y a eu de l'antijeu, qu'il y a pas eu d'arbitre et qu'à aucun moment on est rentré dans le fond de ça parce que j'avais des adversaires qui voulaient surtout pas qu'on en parle. Alors justement, vous allez voir, on va on va reparler un peu de votre bilan aussi de façon indirecte. Dans le bilan que vous avez laissé, il y a deux choses qui ont disparu. Il y en a une qui peut paraître un peu plus anecdotique, c'est l'Iron Man. Et puis il y en a une qui est importante, c'est les jeux. Je voudrais qu'on prenne deux exemples. Les jeux 2030, le pot de glace donc il ne sera pas à Nice comme vous le souhaitiez. On voit des images de Renault Muselier là qui passait le drapeau au jeu de Cortina d'ompezo. Le pôle glace, il sera pas à Nice mais il sera à Lyon. Il y a eu plusieurs choses mais surtout un gros désaccord avec l'équipe qui vous a suivi sur le l'utilisation du stade de de l'alliance rivière. Vous disiez que c'était pas très grave finalement pour je sais d'aller jouer ailleurs. Peut-être n'avez-vous pas compris que c'était euh que c'était ce que pensait la majorité des Nissois. Ça les embêtait finalement de perdre leur perdre le leur stade de foot et que ils préféraient garder leur stade de foot plutôt que d'avoir des jeux. Bah écoutez si vous vous attendiez de moi d'avoir une vision à court terme, je pense pas comme vous du tout. Je pense que euh on sortait des jeux de Milan. Les jeux de Milan, ça a été plus d'un milliard d'euros de retombée économique. Ça a été des milliers d'emplois. Ça a été des images dans le monde entier. C'est un label olympique qui restera pour l'avenir et la vie entière de l'avenir des Milanis. Euh et que dans mon bilan de mes 18 ans, il y a qu'en 2024, j'ai gagné comme un Milan pour la ville de Nice le pôle glace qui représente 60 % de la billetterie des Jeux Olympiques avec à la clé des équipements qui allaient rester au Nissois. Qu'est-ce que c'est avoir cinq matchs de foot qui se jouent à 500 m dans le stade de rugby ? Coup plus 5 coup plus. Mais non euh je vous assure que non. Euh on perra pas perdre du temps là-dessus et puis ça serait si que ce serait pas grave. qui est à 500 m dans le stade dont on avait lancé la procédure pour le rugby pour le le le construire aux arborass pour 15000 places où les supporters logis que j'avais rencontré m'avaient dit ça risquerait de tellement nous plaire puisque la plupart des matchs de l'OGC NIS sauf quand ce sont les grandes équipes qui se rencontent se font entre 12 et 15000 et qui m'avait dit peut-être que ça pourrait trop nous plaire et qu'on voudra rester là-bas euh en échange à voir alors que vous avez une pattine noir obsolète à Nice qu'il va bien falloir que la municipalité à un moment refasse ou en construise une autre et qui va lui coûter une fortune. On avait pour 23 millions d'euros une pâtinoire olympique qui coûtait 80 millions d'euros. On avait 400 millions d'euros de chantiers payés par le CJO et la Solideo pendant les 4 ans qui viennent pour remplir les bond de commande de nos entreprises dont on voit aujourd'hui qu'ils ont du mal à les remplir avec toute la sous-traitance de notre région qui n'attendait que ça et 1 milliard d'euros de retombée économique pour nourrir l'hôtellerie, la restauration, le commerce et laisser à jamais les anneaux olympiques sur la ville de Nice. Je pense pas que ce soit c matchs de foot en 2030 qui traumatisaient vraiment les gens. Christian Estros l'éron Manor ça peut paraître anecdotique mais bon il aura plus à terme il aura plus pas tout de suite hein mais il aura plus lieu à Nice la nouvelle municipalité le présente comme une question de budget. La question là aussi est-ce qu'il vaut mieux avoir l'Iron Man avec des finances peut-être en péril ou pas d'Iron Man et des une taxe foncière en baisse ? Alors ça repose le problème des finances de la ville. On va pas le refaire ici parce qu'on l'a fait 50 fois le débat. Vous aviez réclamé un audit des finances de la ville où ça en est. C'est alors c'est c'est monsieur Sioti qui a dit au mois de juin dernier euh je lance un audit euh de la ville de Nice et je le rendrai public au mois de juillet. Il ne l'a pas rendu public. Je lui demande solennellement de rendre publique cet audit dans son intégralité, que ce soit pas tronqué avec un extrait d'une page ou d'une autre page. En son intégralité, il le doit au NISO. Il est payé par les contribuables au NISO, il doit le rendre. Qu'est-ce que vous attendez de cet audit ? Comment qu'est-ce que vous attendez de cet audit ? Mais la réalité de ce que nous savons du compte administratif 2026 de 25 votés en 2026 de l'Institut Montigne de Clopfer, il peut pas dire autrement que la note de 17/ 20 que nous avions de nos ans de capacité de remboursement de la dette, c'est-à-dire peu par rapport au plafond de de 12 ans, des 80 millions d'euros d'épargne brut que nous avons dégagé, c'est-à-dire ceux qui donnent confiance dans les banques pour que vous investissez chaque année et nous avons encore augmenté notre capacité d'investissement à 110 millions d'euros sur l'année 2026. Voilà, simplement ça m'étonnerait qu'on y voit des choses très différentes. Simplement, je veux dire une chose, le raisonnement qui consiste à dire pour faire des économies, je paye pas l'Iron Man, je paye pas l'arrivée du Tour de France, je paye pas tel ou tel événement culturel, sportif, économique. Vous savez ce que ça produit ? Ça produit que vous perdez des emplois. Ça produit que vous ne remplissez plus vot votre hôtellerie. Ça produit que vous ne remplissez pas vos restaurants. Ça produit que vous ne nourrissez plus le commerce local. Ça produit que vous perdez des emplois et vous rentrez dans un cercle où le rôle d'une collectivité, c'est pas de faire des économies dans un petit cochon. Le rôle d'une d'une collectivité, c'est de soutenir ces concitoyens. c'est de soutenir l'impression des règles d'or. Non mais est-ce que vous avez l'impression que la politique d'Éricoti aujourd'hui c'est de faire des économies dans un petit cochon ? Mais mais de comment ne pas respecter cette règle d'or ? Il y a un grand président américain qui l'a décliné comme moi, c'est Ronald Rigan, d'accord ? qui consiste à dire si on n'investit pas pour avoir des retombées économiques et soutenir l'activité et l'emploi et bien ça veut dire que la production chute, ça veut dire que le commerce chute, ça veut dire que l'activité économique chute et ça veut dire qu'en retour vous rentrez dans un cercle où forcément la la collectivité ou l'État a moins de recettes puisque comme il y a moins de recettes dans l'activité de l'entreprise, il y a moins de recettes fiscales pour la collectivité. Et petit à petit et bien c'est la pente vertige. Ça de toute façon on le verra les les mois qui viennent vont nous vont nous donner la réponse. Christian Estros, je vous donne un repère, il nous reste 7 minutes, ça passe vite. Les affaires. Alors euh pourquoi je vous en on a pas fini sur le bilan, hein. Ben ça fait partie du bilan. Il y a 13 procédures qui vous visent de près ou de loin. Alors on va être extrêmement rigoureux. Vous êtes visé personnellement dans 7. Il y a aucune mise en examen. Vous êtes juste témoin assisté dans l'affaire de la sécurisation de la promenade le soir de l'attentat. Il y a une garde à sans poursuite. C'est l'Eurovision Junior et le Nice Climate Summit. Pourquoi je vous parle de ça ? Parce que vous vous parlez de votre bilan, mais tout ça ça fait partie de votre bilan des 18 ça fait partie des 18 ans dont on a parlé tout à l'heure. Tous les maires des communes de toutes les communes de France sont pas cités dans cette affaire. 7 le chiffre. Et alors dans ces affaires comme vous dites, vous avez à la fois celles qui sont diligentées par mon successeur et celles à visage masqué qui sont des lanceurs d'alerte anim. Oui, c'est des articles 40, c'est-à-dire ce sont des signalements au porteur de lanceur d'alerte anonyme, c'est-à-dire ce qu'il y a de plus lâche. Ne pas être à visage découvert. Moi, vous savez, je suis à visage découvert. Tous sont pas anonymes hein, il y en a certains qui ont été faits par Jean-Christophe Picard. Bah tout tous ne sont pas anonymes, hein. C'est un peu ou beaucoup le sont et puis ceux qui le sont pas, vous savez aujourd'hui euh un article 40 c'est quoi ? Je signale et c'est normal, le parquet ouvre une enquête préliminaire pour voir ce qu'il y a de vrai ou de faux. On voit des images de Loufestin Lissart, c'est la
Source : France 3 Provence-Alpes-Côte d’Azur
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