Manifs interdites, Raid mobilisé… le préfet des Alpes-Maritimes détaille ses mesures chocs pour éviter de nouvelles émeutes à Nice samedi
Le préfet des Alpes-Maritimes a annoncé l’interdiction des manifestations et rassemblements samedi 24 octobre dans un large périmètre du centre de Nice, après les violences et pillages du 17 octobre. La zone concernée sera plus étendue que celle du couvre-feu…
Le préfet des Alpes-Maritimes a annoncé l’interdiction des manifestations et rassemblements samedi 24 octobre dans un large périmètre du centre de Nice, après les violences et pillages du 17 octobre. La zone concernée sera plus étendue que celle du couvre-feu et engloberá notamment la gare, le Carré d’Or, Masséna, le Vieux-Nice, le port et le secteur du boulevard Gambetta. Les commerces, eux, resteront ouverts et accessibles au public.
Pour ce dispositif, 650 policiers, gendarmes et militaires de l’opération Sentinelle seront mobilisés dans le département. À Nice, les effectifs doivent passer de 250 à 450. Le préfet a aussi évoqué des renforts dans d’autres communes du littoral ainsi qu’aux abords des centres commerciaux. Des fouilles préventives sont prévues, avec la mobilisation de nouvelles unités, du RAID, de colonnes cynophiles et de la police municipale en appui.
Jean-Marie Girier dit vouloir protéger les commerçants et rassurer les Niçois. Il estime que la présence policière permettra aux clients de venir faire leurs achats dans de bonnes conditions et souligne aussi l’enjeu d’image pour le territoire et le tourisme. Il appelle également à laisser circuler les véhicules de secours dans le centre-ville, alors que des barricades avaient été dressées la semaine dernière.
Le préfet rappelle enfin qu’il existe, selon lui, un risque de nouvelles violences et demande aux parents de surveiller leurs enfants samedi après-midi. Il défend aussi le couvre-feu pour les mineurs, qu’il juge utile à la fois sur le plan symbolique et opérationnel. Concernant les interpellations après les violences, il précise que les étrangers représentaient 37 % des personnes arrêtées et dit attendre les suites judiciaires avant d’éventuelles décisions administratives.
Source : Nice-Matin
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