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Interdiction de manifester : le tribunal administratif doit statuer pour Cap 3000

Il ne pensait pas devoir aller se défendre devant la justice administrative. Le 20 octobre dernier, Joseph Segura prend un arrêté municipal pour prévenir les regroupements susceptibles de porter atteinte à l’ordre public. Une interdiction qui concerne plusieurs secteurs de…

Interdiction de manifester : le tribunal administratif doit statuer pour Cap 3000
Vidéo : France 3 Provence-Alpes-Côte d’Azur

Il ne pensait pas devoir aller se défendre devant la justice administrative. Le 20 octobre dernier, Joseph Segura prend un arrêté municipal pour prévenir les regroupements susceptibles de porter atteinte à l’ordre public. Une interdiction qui concerne plusieurs secteurs de sa ville. Un texte contre lequel la Ligue des droits de l’homme forme un recours, au grand étonnement du maire de Saint-Laurent-du-Var.

« Suite aux violences urbaines que nous connaissons à la fois dans la ville de Nice et vous voyez bien ce qui se passe en France, nous avons un rapport de la police nationale qui nous dit que des bandes sont venues sur Saint-Laurent-du-Var et donc moi, pour prévenir justement ces violences urbaines, j’ai pris cet arrêté. Et je préfère être attaqué, mais au moins mes citoyens sont en sécurité sur mon territoire. »

Samedi dernier, jour de mobilisation nationale, un important dispositif policier est donc déployé devant Cap 3000. Le site est jugé à haut risque. Quelques jours auparavant, les responsables du centre commercial auraient sollicité l’intervention des forces de l’ordre en raison de la présence d’une centaine de jeunes habillés de noir. C’est l’une des raisons avancées par le maire pour justifier l’interdiction des regroupements.

Le tribunal administratif de Nice doit dire si ces restrictions sont conformes à la loi ou si elles doivent être immédiatement suspendues, comme le réclame la Ligue des droits de l’homme. M.

📝 Transcription complète de la vidéo

Il ne pensait pas devoir aller se défendre devant la justice administrative. Le 20 octobre dernier, Joseph Segura prend un arrêté municipal pour prévenir les regroupements susceptibles de porter atteinte à l'ordre public. Une interdiction qui concerne plusieurs secteurs de sa ville. Un texte contre lequel la Ligue des droits de l'homme forme un recours au grand étonnement du maire de Saint-Laurent du Var. Suite aux violences urbaines que nous connaissons à la fois la ville de Nice et vous voyez bien ce qui se passe en France, nous avons un rapport de la police nationale qui nous dit que des bandes sont venues sur Saint-Laurent du Var et donc moi pour prévenir justement ces violences urbaines, j'ai pris cet arrêté et je préfère être attaqué mais au moins mes citoyens sont en sécurité sur mon territoire. Samedi dernier, jour de mobilisation nationale, un important dispositif policier est donc déployé devant Cap 3000. Le site est jugé à haut risque. Quelques jours auparavant, les responsables du centre commercial auraient sollicité l'intervention des forces de l'ordre en raison de la présence d'une centaine de jeunes habillés de noir. C'est l'une des raisons avancées par le maire pour justifier l'interdiction des regroupements. Le tribunal administratif de Nice doit dire si ces restrictions sont conformes à la loi ou si elles doivent être immédiatement suspendues comme le réclame la Ligue des droits de l'homme. M.

Source : France 3 Provence-Alpes-Côte d’Azur

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