Violences : dépôt de plainte contre la police
Là, il y en a au moins quatre en haut ici, et il y en a deux en bas ici, et deux qui ne savent pas s’ils vont s’en sortir. Sept dents au moins, un nez cassé, des yeux au…
Là, il y en a au moins quatre en haut ici, et il y en a deux en bas ici, et deux qui ne savent pas s’ils vont s’en sortir. Sept dents au moins, un nez cassé, des yeux au beurre noir : son visage porte encore les marques de l’agression du week-end dernier. Ce podologue de 39 ans manifeste régulièrement par conviction le samedi. Il affirme avoir quitté le cortège à 17 h, avoir passé la soirée près de la plaine sans savoir que des affrontements avec la police avaient commencé, puis avoir décidé de rentrer chez lui vers 20 h 30 et s’être retrouvé au milieu d’un groupe de personnes en fuite. Des CRS l’auraient matraqué.
« J’étais là par hasard et pour rentrer chez moi. Mais, euh, je ne comprends même pas la raison d’un acharnement comme ça, pour rien, parce que, euh, clairement, ils m’ont matraqué au sol, ils sont partis. Il n’y a même pas eu d’arrestation, il n’y a même pas eu de “qu’est-ce que vous faisiez là ?”. Rien. Je n’ai même pas pu m’exprimer sur le fait que je rentrais chercher mon vélo. C’était gratos, avec de la haine, et vraiment, je les entendais m’insulter, me dire “tu en veux encore”, et vraiment prendre un plaisir fou à le faire. »
Encore sous le choc, il nous montre un extrait d’un reportage de nos confrères où il se reconnaît à terre. Ici, un homme déjà mis à terre par les CRS se prend une gifle alors qu’il ne semble pas opposer de résistance. « Ça, c’est moi. » Il a porté plainte et espère que les caméras de surveillance de la ville pourront confirmer son parcours. « La caméra de l’agression, elle était vraiment d’ici à la porte. Donc c’est une caméra 360. Si par étrangeté elle ne marche pas, voilà. Mais sinon, on verrait exactement la scène où je n’ai absolument rien fait, que je me mets à courir par peur, et qu’on me met au sol, et que je ne présente vraiment strictement aucune menace pour personne. »
Son avocate nous a déclaré s’occuper de trois autres cas de violence similaire. Ni le parquet ni le syndicat de police n’ont répondu à nos sollicitations.
📝 Transcription complète de la vidéo
Là, il y en a au moins quatre en haut ici et il y en a deux en bas ici et deux qui savent pas s'ils vont sauver. Sep dents au moins, un nez cassé, des yeux au beurre noir. Son visage porte encore les marques de l'agression du weekend dernier. Ce podologue de 39 ans manifeste régulièrement par conviction au samedi, il affirme avoir quitté le cortège à 17h, passe la soirée près de la plaine sans savoir que des affrontements avec la police avaient commencé. Puis il décide de rentrer chez lui vers 20h30 et se retrouve au milieu d'un groupe de personnes en fuite. Des CRS l'auraient matraqué. J'étais là par hasard et pour rentrer chez moi. Mais euh je ne comprends même pas la raison d'un acharnement comme ça pour rien parce que euh genre là clairement ils m'ont matraqué au sol, ils sont partis. Il y a même pas eu d'arrestation, il y a même pas eu de qu'est-ce que vous faisiez là ? Rien. C'était euh j'ai même pas pu m'exprimer sur le fait que je rentrais chercher mon vélo, c'était gratos avec de la haine et vraiment de le je entendais euh euh m'insulter, me dire euh tu en veux encore et vraiment prendre un plaisir fou à le faire. Encore sous le choc, il nous montre un extrait d'un reportage de nos confrères où il se reconnaît à terre. Ici, un homme déjà mis à terre par les CRS se prend une gifle alors qu'il ne semble pas opposé de résistance. Ça c'est moi. Il a porté plainte et espère que les caméras de surveillance de la ville pourront confirmer son parcours. Et la caméra de l'agression, elle était vraiment d'ici à la porte. Donc c'est une caméra 360. Si par étrangeté elle ne marche pas, voilà. Mais sinon, on verrait exactement la scène où je n'ai absolument rien fait, que je me mets à courir par peur et que on me met au sol et que je présente vraiment strictement mais aucune menace pour personne. Son avocate nous a déclaré s'occuper de trois autres cas de violence similaire. ni le parquet ni le syndicat de police n'ont répondu à nos sollicitations.
Source : France 3 Provence-Alpes-Côte d’Azur
Un avis, une question sur votre quartier ?
Prolongez la discussion sur le forum des habitants de la Côte d'Azur.
Rejoindre la communauté



Commentaires 0