Art moderne et contemporain, sérigraphies et « animés » japonais
La dispersion de la succession Monique Couturier met en lumière le parcours du galeriste Michel Couturier, qui a d’abord diffusé la peinture française en Amérique latine avec Paul Haim avant d’ouvrir la Galerie Europe à Bruxelles en 1956. Il a…
La dispersion de la succession Monique Couturier met en lumière le parcours du galeriste Michel Couturier, qui a d’abord diffusé la peinture française en Amérique latine avec Paul Haim avant d’ouvrir la Galerie Europe à Bruxelles en 1956. Il a ensuite tenu un espace rue de Seine, à Paris, puis fondé en 1962 la Galerie Michel Couturier & Cie. Parmi les œuvres proposées figurent des pièces de Wols, Jean Fautrier et les premiers bronzes d’Étienne-Martin, ainsi que plusieurs lots majeurs signés Picasso, André Salmon et Amedeo Modigliani.
Autre vente remarquée, celle consacrée à Éric Seydoux chez Ader. Imprimeur de l’Atelier populaire pendant Mai 68, puis fondateur de L’Atelier avec Jack Pesant avant de devenir éditeur, il a développé pendant près de cinquante ans un travail de sérigraphie salué pour sa rigueur. La vacation rassemble 305 lots, nourris par la culture militante et underground, avec notamment une affiche de Mai 68, des planches de Robert Crumb et Gilbert Shelton, plusieurs œuvres de Pierre Buraglio et Claude Viallat, ainsi qu’une pièce de Yayoi Kusama et un livre de Béatrice Casadesus.
Piasa lance de son côté une vente dédiée à l’animation japonaise et aux cellulos, ces feuilles d’acétate peintes par les équipes d’animation. L’expert Félix Pérez veut y défendre une provenance claire pour ces objets de collection, et souligne que Yumiko Igarashi a accepté de mettre en vente huit cellulos issus de sa collection personnelle. Les amateurs de Candy Candy y retrouveront notamment Anthony, Alistair et Capucin, avec des estimations allant de 350 à 550 euros selon les lots.
Dans le même temps, plusieurs autres vacations sont annoncées, avec des œuvres de Miró et de Fernand Léger, une collection de design, des peintures de la Nouvelle École de Paris, des artistes asiatiques du XXe siècle, le fonds d’une galerie lyonnaise, ainsi que des dessins de Joan Miró à Antibes. À Paris, d’autres ventes doivent encore présenter le fonds d’atelier d’Anne Barrès, une collection d’art contemporain et de design, ainsi que la suite de la dispersion de la collection Colette Creuzevault.
Source : artnewspaper.fr
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