Canne à sucre à La Réunion : il est temps de tout revoir
La crise de la canne à sucre reste entière à La Réunion, malgré les années passées depuis l’Accord de Paris et la fin du prix garanti ainsi que du quota sucrier. Le texte souligne que les planteurs demeurent dépendants de…
La crise de la canne à sucre reste entière à La Réunion, malgré les années passées depuis l’Accord de Paris et la fin du prix garanti ainsi que du quota sucrier. Le texte souligne que les planteurs demeurent dépendants de la stratégie industrielle de Tereos, appuyée par le gouvernement français, et plaide pour une remise à plat complète du dossier.
L’auteur rappelle aussi que la canne a longtemps structuré l’île, jusqu’à compter de nombreuses unités de production sur plusieurs siècles, avant que les survivantes n’absorbent les autres. Selon cette analyse, la filière a été récupérée avec peu d’investissement par une grande coopérative issue de la betterave, devenue une multinationale du sucre, tandis que les planteurs réunionnais ont été relégués au rang de simples fournisseurs de matière première.
Le texte revient sur un accord de 1969 qui a profondément modifié la place des planteurs, désormais payés en fonction de la valorisation du sucre. Il estime que ce modèle n’a pas été corrigé, et reproche à l’État français d’avoir accompagné la suppression du prix garanti et du quota protégé, sans attendre l’échéance prévue.
Au-delà du seul secteur sucrier, le texte appelle à reconnaître le rôle de l’agriculteur comme acteur du développement durable, protecteur du foncier et producteur d’aliments. Il demande aussi que La Réunion récupère son centre de recherche sur la canne afin d’ouvrir de nouvelles valorisations de cette culture, au bénéfice des Réunionnais, tout en interpellant les élus sur leur responsabilité dans ce dossier.
Source : temoignages.re
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