CANNES 2026 – « Garance » : Boire ou mourir
Présenté dans le cadre du 79e Festival de Cannes, le film de Jeanne Herry suit Garance, une jeune comédienne installée à Paris, confrontée à la fragilité de son métier, à l’état de santé de sa sœur et à un quotidien…
Présenté dans le cadre du 79e Festival de Cannes, le film de Jeanne Herry suit Garance, une jeune comédienne installée à Paris, confrontée à la fragilité de son métier, à l’état de santé de sa sœur et à un quotidien qui l’épuise peu à peu. Le récit avance par séquences brèves, comme une pièce découpée en actes, en accompagnant un personnage sans cesse rattrapé par la fatigue et les contraintes.
L’alcool s’impose progressivement dans cette vie déjà sous pression. D’abord simple geste de fin de journée, il prend de plus en plus de place, jusqu’à devenir un élément central du quotidien de Garance. La mise en scène évite tout effet spectaculaire et montre cette dépendance à travers des habitudes ordinaires, des automatismes et une usure diffuse.
Le film déroule aussi son histoire sur plusieurs années, par fragments et ellipses, au fil de déménagements, de rencontres et de changements dans la vie affective de Garance. Une relation avec Pauline, sa compagne, traverse le récit, tandis que les soirées, les débordements et les retours brutaux à la réalité dessinent une tension constante entre l’élan vers les autres et l’effondrement intime.
Jeanne Herry ne réduit jamais son personnage à sa dépendance. Garance reste une femme vive, drôle, magnétique, incarnée par Adèle Exarchopoulos avec une présence forte. Le film finit par interroger frontalement la possibilité d’une vie sans alcool, dans un ensemble jugé poignant, même si l’ajout de la maladie de la sœur apparaît parfois comme un ressort plus appuyé que le reste.
Source : maze.fr
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