#Cannes2025. Droits de douane : le marché du film dans la tourmente
est au bord du précipice. « Mission Impossible 8 » est présentée à Cannes hors compétition. Le blockbuster américain a été tourné essentiellement en Afrique du Sud et en Norvège. « Je t’ai nommé unique héritier. » Même profil pour…
est au bord du précipice. « Mission Impossible 8 » est présentée à Cannes hors compétition. Le blockbuster américain a été tourné essentiellement en Afrique du Sud et en Norvège. « Je t’ai nommé unique héritier. » Même profil pour le dernier Wes Anderson, qui concourt pour la Palme. « The Funishing Schim » a été réalisé dans les emblématiques studios de Berlin.
Des films produits à l’étranger et diffusés aux États-Unis : c’est ce que veut désormais taxer Donald Trump en appliquant des droits de douane de 100 %. Face à ça, le réalisateur américain n’a pas mâché ses mots. « Je ne suis pas un économiste, je ne suis pas un expert, mais pour moi, ça veut dire qu’il veut prendre tout le pognon. » Ce que ça signifie aussi, c’est qu’il y aura des contrôles. Donc, qu’est-ce qu’on va faire ? On va retenir à la douane, à la frontière, un film ? On ne va pas le livrer. Non mais sérieux.
Donald Trump affirme que l’industrie du cinéma américain est en train de mourir très rapidement et voudrait empêcher ses cinéastes de dépenser ailleurs qu’à Hollywood. Au marché du film, cette annonce interroge beaucoup. « On n’a pas encore les détails, mais cette décision risque d’impacter la façon de faire les films. Qu’est-ce qui sera taxé ? La partie tournée à l’étranger ou également les séquences tournées dans le pays ? Et à quelle hauteur ? » Donald Trump est un grand négociateur. À chaque fois, il fait des annonces pour que tout le monde réagisse. Il veut rendre sa grandeur à l’Amérique, mais nous, on a besoin de nos alliés. À mon avis, les tarifs douaniers ne tiendront pas, surtout pas dans le cinéma.
Les films européens distribués aux États-Unis sont également dans le viseur de Donald Trump. Le secteur européen continue à développer, à faire produire des films, des longs-métrages ici, sur le marché, et je n’ai pas l’impression que cela ait vraiment mis un frein. Au moment de recevoir sa palme d’or d’honneur, Robert De Niro s’est lui aussi indigné contre cette dernière lubie. « La créativité n’a pas de prix, mais visiblement on peut mettre des tarifs douaniers sur la créativité. » En deux ans, les dépenses de production aux États-Unis ont baissé de 26 %, mais le secteur exporte encore trois fois plus en valeur qu’il n’importe. Hollywood est encore bien loin d’être sous l’eau.
📝 Transcription complète de la vidéo
est au bord du précipice. Mission Impossible 8 présentée à Cann hors compétition. Le blockbuster américain a été tourné essentiellement en Afrique du Sud et en Norvège. Je t'ai nommé unique héritier. Même profil pour le dernier West Anderson qui concourt pour la palme The Funishing Schim a été réalisé dans les emblématiques studios de Berlin. Des films produits à l'étranger et diffusés aux États-Unis, c'est ce que veut désormais taxer Donald Trump en appliquant des droits de douane de 100 %. Face à ça, le réalisateur américain n'a pas mâché ses mots. Je suis pas un économiste, je suis pas un expert, mais pour moi ça veut dire qu'il veut prendre tout le pognon. Ce que ça signifie aussi c'est qu'il y aura des contrôles. Donc qu'est-ce qu'on va faire ? On va retenir à la douane, à la frontière, un film ? On va pas le livrer. Non mais sérieux. Donald Trump affirme que l'industrie du cinéma américain est en train de mourir très rapidement et voudrait empêcher ses cinéastes de dépenser ailleurs qu'à Hollywood. Au marché du film, cette annonce interroge beaucoup. On n pas encore les détails, mais cette décision risque d'impacter la façon de faire les film. Qu'est-ce qui sera taxé ? La partie tournée à l'étranger ou également les séquences tournées dans le pays ? Et à quelle hauteur ? Donald Trump est un grand négociateur. À chaque fois, il fait des annonces pour que tout le monde réagisse. Il veut rendre sa grandeur à l'Amérique, mais nous, on a besoin de nos alliés. À mon avis, les tarifs douaniers ne tiendront pas, surtout pas dans le cinéma. Les films européens distribués aux États-Unis sont également dans le viseur de Donald Trump. Le secteur européen, il continue à développer, à faire produire des films, des le longmétrage ici sur le marché et je n'ai pas l'impression que ça a vraiment mis un un frein. Au moment de recevoir sa palme d'or d'honneur, Robert de Niroot s'est lui aussi indigné contre cette dernière lubiène méditons là de ce moment. La créativité n'a pas de prix mais visiblement on peut mettre des tarifs douignés sur la créativité. En 2 ans, les dépenses de production aux États-Unis ont baissé de 26 % mais le secteur exporte encore trois fois plus en valeur qu'il n'importe. Hollywood est encore bien loin d'être sous l'eau.
Source : France 3 Provence-Alpes-Côte d'Azur — 22/05/2025, 02:16
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