« Ce sommet a comme première vertu de réunir tous les professionnels qui comptent dans le monde » : Thierry Frémaux, délégué général du Festival de Cannes, sera présent au Sommet Lumière sur l’avenir du cinéma qui se déroule ce lundi à Saint-Paul-de-Vence
Thierry Frémaux sera à Saint-Paul-de-Vence ce lundi, à la Fondation Maeght, pour le Sommet Lumière consacré à l’avenir du cinéma. Le délégué général du Festival de Cannes doit ensuite animer mardi à l’espace Miramar, à Cannes, une conférence intitulée «…
Thierry Frémaux sera à Saint-Paul-de-Vence ce lundi, à la Fondation Maeght, pour le Sommet Lumière consacré à l’avenir du cinéma. Le délégué général du Festival de Cannes doit ensuite animer mardi à l’espace Miramar, à Cannes, une conférence intitulée « Le Festival de Cannes, la splendeur d’une idée universelle », en ouverture des rendez-vous liés à la 80e édition.
Interrogé sur ce sommet voulu par Emmanuel Macron et son homologue sud-coréen Lee Jae-myung, Thierry Frémaux y voit d’abord un signal fort pour la profession. Il estime que le fait qu’un tel rendez-vous soit porté au plus haut niveau de l’État, et par deux pays de cinéma, donne un poids particulier à cette rencontre destinée à réunir plus de 200 personnalités du secteur pour évoquer les transformations en cours et l’émergence de nouveaux modèles.
Le responsable cannois souligne aussi la place singulière du Festival de Cannes dans ce type d’échange. Avec Iris Knobloch, il dit vouloir se placer « à la hauteur des enjeux » et participer, au même titre que les autres acteurs présents, à un état des lieux du cinéma mondial. Selon lui, l’enjeu central reste de protéger et de soutenir la création, qui demeure à ses yeux le point de départ et d’arrivée de toute l’industrie.
Thierry Frémaux plaide également pour une approche pragmatique face aux plateformes et à l’intelligence artificielle. Il juge absurde d’opposer cinéma et plateformes, tout en rappelant que la concurrence reste vive. Sur l’IA, il appelle à en faire un outil de progrès, avec des garde-fous, notamment pour éviter les abus sur les auteurs, les voix ou les visages, et pour renforcer l’éducation à l’image. Il estime enfin que les salles restent essentielles, citant notamment l’attrait toujours intact des projections collectives.
Source : Nice-Matin
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