Des chauves-souris intoxiquées au plomb, à Nice on les capture pour les protéger
De petits cris stridents rythment les nuits de ce quartier de Nice, chaque année à la même période. On les attribue souvent aux grillons, mais ceux qui les émettent sont des molosses de Cestoni, des chauves-souris qui adorent se cacher…
De petits cris stridents rythment les nuits de ce quartier de Nice, chaque année à la même période. On les attribue souvent aux grillons, mais ceux qui les émettent sont des molosses de Cestoni, des chauves-souris qui adorent se cacher dans les fissures, les fentes ou derrière les gouttières. Là, on peut voir qu’elles ont des symptômes typiques d’une intoxication au plomb, utilisé pour assurer l’étanchéité des immeubles. En fait, les doigts sont censés être tout lisses, tout droits. Et là, on voit qu’ils sont crochus et qu’ils ont des petites boules. Elles vont se retrouver bloquées au sol, se rendent compte qu’elles ont beaucoup de mal à se déplacer, et cela peut aussi provoquer des symptômes neurologiques, dans le sens où elles vont être désorientées.
Des juvéniles déboussolées au point de s’aventurer sur les balcons des résidents. « Il y a une fois, je me suis réveillée, on était là-bas, et je me suis rendu compte qu’elle s’était introduite dans la maison. » Dans le voisinage, en août, impossible de faire trois pas sans tomber sur une jeune chauve-souris paniquée, affamée. Le centre de soins qui les prend en charge va d’abord les biberonner. Cette partie-là mobilise trois soigneurs, trois à quatre fois par jour selon les individus, et c’est quatre heures par nourrissage. Ensuite, petit à petit, elles vont grandir, on va leur apprendre à se nourrir seules et à voler en vue de leur relâcher futur.
Les naturalistes estiment qu’en France, la population des chauves-souris a chuté de 30 % en seulement 10 ans. C’est une espèce très protégée. À ce titre, on ne peut pas les déloger avant de leur avoir trouvé un gîte adapté. Donc, en fait, on attend d’avoir des gîtes qui soient sains, des gîtes dans lesquels on est sûr qu’elles puissent survivre à long terme, avant de fermer les gîtes qui posent problème. À Nice, en à peine sept jours, les bénévoles ont déjà ramassé deux fois plus de chauves-souris que l’an dernier. Celles qui survivront seront relâchées de préférence dans la nature, comme ici, sur cette falaise dans les Alpes-de-Haute-Provence, leur nouveau refuge.
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de petits cris stridents. Ils rythment les nuits de ce quartier de Nice chaque année à la même période. On les attribue souvent aux grillons, mais ceux qui les émettent sont des molosses de Cestoni, des chauves-souris qui adorent se cacher dans les fissures, les fentes ou derrière les gouttières. Là, on peut voir quand même qu'il a des symptômes typiques d'une intoxication au plomb. Le plomb utilisé pour assurer l'étanchéité des immeubles. En fait, les doigts, ils sont censés être tout lisses, tout droits. Et là, on voit qu'ils sont crochus et ils ont des des petites boules. Et en fait, ils vont se retrouver bloqués au sol, ils se rendent compte qu'ils ont beaucoup de mal à se déplacer et ça peut faire aussi des symptômes neurologiques dans le sens où ils vont être désorientés. Des juvéniles déboussolés au point de s'aventurer sur les balcons des résidents. Il y a une fois, je me suis réveillée, on était on était là-bas et je me suis rendue compte qu'elle s'était introduite dans la maison. Dans le voisinage, en août, impossible de faire trois pas sans tomber sur une jeune chauve-souris paniquée, affamée. Le centre de soins qui les prend en charge va d'abord les biberonner. Cette partie-là mobilise du coup trois soigneurs, trois à quatre fois par jour en fonction des individus et c'est quatre heures par nourrissage. Et puis ensuite, c'est petit à petit qu'elles vont grandir, on va leur apprendre à se nourrir seules et à voler en vue de leur relâcher du coup futur. Les naturalistes estiment qu'en France, la population des chauves-souris a chuté de 30 % en seulement 10 ans. C'est une espèce très protégée. À ce titre, on ne peut pas les déloger avant de leur avoir trouvé un gîte adapté. Donc en fait, on attend d'avoir des gîtes qui soient sains, des gîtes dans lesquels on est sûr qu'elles puissent survivre à long terme avant de fermer les gîtes qui posent problème. À Nice, en à peine sept jours, les bénévoles ont déjà ramassé deux fois plus de chauves-souris que l'an dernier. Celles qui survivront seront relâchées de préférence dans la nature, comme ici, sur cette falaise dans les Alpes de Haute-Provence, leur nouveau refuge.
Source : France 3 Provence-Alpes-Côte d’Azur
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