Des restaurants de plages sommés d’être démolis cet été ?
Si l’État se permet de faire ça, c’est qu’il n’y a aucune justice. Des restaurants de plage sommés d’être démolis en pleine saison, ça paraît fou. C’est pourtant ce qui arrive à quatre établissements de Villeneuve-Loubet.
Si l’État se permet de faire ça, c’est qu’il n’y a aucune justice. Des restaurants de plage sommés d’être démolis en pleine saison, ça paraît fou. C’est pourtant ce qui arrive à quatre établissements de Villeneuve-Loubet.
« J’ai reçu un courrier de la DDTM m’informant que j’avais quatre mois pour quitter mes établissements et leur remettre les clés tout sagement. J’ai mis énormément d’investissements, j’ai tout fait dans les règles. On m’a donné une licence restauration sur laquelle je peux exploiter. J’ai fait un emprunt bancaire, aujourd’hui je suis redevable de 160 000 €. Et on me dit : “Monsieur, remettez-nous les clés bien sagement et merci, au revoir.” Mais on ne peut pas faire ça sans aucune indemnité. C’est ça le pire. »
Privé de la bande de terrain derrière moi, mais ici, où je me trouve, c’est le domaine public maritime depuis toujours. C’est la plage. Elle vous paraît étroite ? C’est là qu’on parle d’érosion. Pour le propriétaire du terrain, c’est évidemment une catastrophe. Il dénonce une expropriation déguisée, d’autant plus qu’il n’y a aucune indemnisation prévue.
Il va attaquer l’État en justice, comme l’exploitant des deux restaurants qu’on a rencontré. Ici, il reste communal, mais là, il passe à l’État, qui demande aussi la déconstruction des aménagements. Pour l’instant, la commune a déposé un recours gracieux, mais on risque d’entendre beaucoup parler de ce dossier devant les tribunaux.
📝 Transcription complète de la vidéo
Si l'État se permet de faire ça, c'est qu'il n'y a aucune justice. Des restaurants de plage sommet de démolir en pleine saison, ça paraît fou. C'est pourtant ce qui arrive à quatre établissements de Villeneuve Loubé. J'ai reçu un courrier de la DDTM en m'informant que j'avais 4 mois pour quitter mes établissements et leur remettre les clés tout sagement. J'ai mis énormément d'investissements. J'ai tout fait dans les règles. On m'a donné une licence restauration sur laquelle je peux exploiter. J'ai fait un emprunt bancaire aujourd'hui où je suis euh redevable de 160000 €. Et on me dit "Monsieur, remettez-nous les clés bien sagement et et merci. Au revoir." Mais on peut pas faire ça sans aucune indemnité. C'est ça le pire. Privé la bande de terrain derrière moi. Mais ici où je me trouve, c'est le domaine public maritime depuis toujours. C'est la plage. Elle vous paraît étroite ? C'est là qu'on parle d'érosion. Pour le propriétaire du terrain, c'est évidemment une catastrophe. Il dénonce une expropriation déguisée, d'autant plus qu'il n'y a aucune d'indemnisation prévue. Il va attaquer l'état en justice comme l'exploitant des deux restaurant qu'on a rencontré. Ici, il reste communal mais là, il passe à l'état qui demande aussi la déconstruction des aménagements. Pour l'instant, la commune a déposé un recours gracieux, mais on risque d'entendre beaucoup beaucoup parler de ce dossier devant les tribunaux. M.
Source : France 3 Provence-Alpes-Côte d’Azur
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