Hausse des prix de l’essence : les petites stations-service en difficulté
Une station-service quasi déserte, et pour cause : 2,48 € le diesel. Gérée par un indépendant, ici les tarifs sont forcément hauts, alors les rares clients prennent le minimum. « Je vais en prendre un peu, mais vraiment juste pour…
Une station-service quasi déserte, et pour cause : 2,48 € le diesel. Gérée par un indépendant, ici les tarifs sont forcément hauts, alors les rares clients prennent le minimum. « Je vais en prendre un peu, mais vraiment juste pour pouvoir aller là où j’ai besoin et revenir chez moi », explique l’un d’eux. « Donc on limite les déplacements parce qu’il faut remonter à Saint-Salpes et que je suis sur la réserve. Donc pas le choix. Pas le choix. »
Conséquence, le propriétaire des lieux a vendu seulement 700 L ce week-end. Comme beaucoup d’indépendants, il pourrait devoir arrêter cette activité de pompiste, absolument plus rentable. « On n’a pas de marge de manœuvre. Donc si, comme on dit en ce moment, on vend de l’essence, il ne faut rien qu’il nous arrive. Si on a une pompe qui tombe en panne, ça nous coûterait plus cher de la réparer que ce qu’on va gagner dans l’année sur le volume qu’on a. »
Contraste 30 km plus loin, dans cette station Total au prix plafonné. Ici, la file d’attente va jusqu’à la route, mais tant pis. « Sur un plein sur 60 L, il y a combien ? Il y a 20 centimes d’écart, je crois. Donc ça fait 12 € de gagnés. » Et pourtant, le pompiste tire lui aussi la sonnette d’alarme. « Puis on a la queue que sur la nationale, donc c’est x3, x4, peut-être x5 que le passage normal. Cet afflux de personnes est difficile à gérer. »
L’attente crée des tensions et il peine à suivre le rythme. « Il y a des gens qui viennent de Digne faire le plein. Et oui. Ah, mais ça devient très compliqué pour les commandes et pour tout. Tout est compliqué. » Les prix resteront bloqués jusqu’au 31 décembre dans les stations gérées par le groupe pétrolier français. Les petits indépendants survivront-ils jusqu’à la fin de l’année ? Bien sûr.
📝 Transcription complète de la vidéo
Une station service quasi déserte et pour cause 2,48 € le diesel. Géré par un indépendant, ici les prises sont forcément hauts alors les rares clients prennent le minimum. Je vais en prendre un peu mais vraiment juste pour pouvoir aller là où j'ai besoin et revenir chez moi quoi. Donc on limite déplacement parce qu'il faut remonter à Saint-Salpes et que je suis je suis sur la réserve. Donc pas le choix. Pas le choix. Conséquence, le propriétaire des lieux a vendu seulement 700 L ce weekend. Comme beaucoup d'indépendants, il pourrait devoir arrêter cette activité de pompiste absolument plus rentable. On n pas de marge manœuvre. Donc si comme on dit en ce moment, on vend de l'essence mais il faut rien qu'il nous arrive quoi. Si on a une pompe qui tombe en panne, ça nous coûterait plus cher de la réparer que ce qu'on va gagner dans l'année sur le volume qu'on a. Contraste 30 km plus loin dans cette station totale au prix plafonné. Ici, la file d'attente va jusqu'à la route, mais tant pis. Sur un plein sur 60 L, il y a combien ? Il y a 20 centimes d'écart, je crois. Donc ça fait 12 € de gagner. Et pourtant, le pompiste tire lui aussi la sonnette d'alarme. Puis on a la queue que sur la nationale, donc c'est x 3 x 4 peut-être x 5 que du passage normal. Cet afflu de personne est difficile à gérer. L'attente crée des tensions et il peine à suivre le rythme. Il y a des gens qui viennent de digne faire le plein. Et oui. Ah mais ça devient ça devient très compliqué pour les commandes et pour tout. Tout est compliqué. Les prix resteront bloqués jusqu'au 31 décembre dans les stations gérées par le groupe pétrolier français. Les petits indépendants survivront-ils jusqu'à la fin de l'année ? Bien sûr.
Source : France 3 Provence-Alpes-Côte d’Azur
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