Il avait remporté un prix à Cannes : le cinéaste Tony Gatlif, réalisateur de « Gadjo Dilo », est décédé à l’âge de 77 ans
Le cinéaste Tony Gatlif est mort à Arles, des suites d’un problème de santé, alors qu’il travaillait sur un projet de film historique. Sa famille a salué dans un communiqué la beauté de son œuvre, sa générosité, sa joie, sa…
Le cinéaste Tony Gatlif est mort à Arles, des suites d’un problème de santé, alors qu’il travaillait sur un projet de film historique. Sa famille a salué dans un communiqué la beauté de son œuvre, sa générosité, sa joie, sa poésie et son amour de la musique, en lui souhaitant « Latcho Drom », formule tzigane qui signifie « Bonne route ».
Auteur de 25 films depuis 1975, Tony Gatlif a marqué le cinéma avec plusieurs œuvres devenues des références, parmi lesquelles « Gadjo Dilo » en 1997 et « Exils », qui lui a valu le prix de la mise en scène à Cannes en 2004. Son dernier long métrage, « Ange », est sorti en 2025.
Ses films, souvent ancrés dans des récits sociaux, accordaient une large place à la musique, du flamenco de « Vengo » à la musique tzigane des « Princes », en passant par le rebétiko de « Djam ». La ministre de la Culture, Catherine Pégard, a salué sur X un réalisateur qui filmait la musique, le mouvement, l’exil et la liberté avec une énergie singulière.
Né Michel Dahamani en 1948, d’un père kabyle et d’une mère gitane, Tony Gatlif a connu une jeunesse marquée par la violence et l’errance après son départ d’Algérie. Il avait souvent évoqué le rôle décisif de la Camargue dans son parcours, qu’il disait salvatrice, et rappelait avoir mené un combat contre sa propre destinée. Son film le plus connu, « Gadjo Dilo », rend hommage à la musique tzigane à travers l’histoire d’un jeune Français à la recherche d’une chanteuse dans un camp en Roumanie.
Source : Nice-Matin
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