Il se passe quelque chose (d’inquiétant) avec David Lisnard
Invité à s’exprimer sur LCI au sujet du massacre des Algériens à Paris en 1961, David Lisnard a suscité une vive polémique après avoir tenu des propos jugés choquants. Le maire de Cannes, également président de l’Association des maires de…
Invité à s’exprimer sur LCI au sujet du massacre des Algériens à Paris en 1961, David Lisnard a suscité une vive polémique après avoir tenu des propos jugés choquants. Le maire de Cannes, également président de l’Association des maires de France et candidat à la présidentielle sous l’étiquette Nouvelle Énergie, a enchaîné les formules de rejet, affirmant en substance que ce sujet ne l’intéressait pas.
Le drame du 17 octobre 1961 renvoie à la répression d’une manifestation du FLN à Paris, menée sous l’autorité de Maurice Papon. Plusieurs dizaines d’Algériens ont été tués et des centaines d’autres blessés. Longtemps minimisés ou contestés, ces faits ont fini par être reconnus par l’État, mais ils restent au cœur de discours négationnistes relayés par une partie de l’extrême droite.
Dans ce contexte, la sortie de David Lisnard est présentée comme un nouvel épisode d’une évolution politique plus large, où l’on ne cherche plus seulement à contester les faits, mais à les balayer d’un revers de main. Trois jours après l’interview, l’élu a précisé à l’AFP qu’il voulait dénoncer l’usage mémoriel d’un drame pour justifier des actes de criminalité récents.
Ses propos ont pourtant reçu le soutien de plusieurs figures habituées des débats médiatiques, qui ont salué sa réaction. Cette séquence met en lumière la sensibilité persistante du sujet, ainsi que la responsabilité particulière qui incombe à un maire et à un candidat à des fonctions nationales lorsqu’il s’exprime sur l’histoire du pays.
Source : conspiracywatch.info
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