« J’ai attendu les pluies pour revenir. » Le traumatisme des victimes de l’incendie du Gros Bessillon
Juliette aimait se promener dans ses bois, à côté de chez elle. Aujourd’hui, elle peine à retourner dans ses paysages de désolation. L’odeur du brûlé a quasiment disparu, mais ça s’était imprégné dans notre peau, dans les cheveux, dans les…
Juliette aimait se promener dans ses bois, à côté de chez elle. Aujourd’hui, elle peine à retourner dans ses paysages de désolation. L’odeur du brûlé a quasiment disparu, mais ça s’était imprégné dans notre peau, dans les cheveux, dans les vêtements, bien sûr. C’était infernal.
Juliette a eu la peur de sa vie. Elle a dû partir en catastrophe. La villa a été encerclée par les flammes. Si elle est encore intacte, c’est grâce à plusieurs précautions, comme le débroussaillage autour de la maison. Le feu s’est arrêté à quelques mètres seulement. Les vignes ont fait coupe-feu, probablement.
Derrière la maison, il y a un chemin qui a dû faire coupe-feu également, et parce que mon compagnon était là tous les jours à arroser, alors qu’il y avait le feu pas loin. Mais bon, il venait tous les jours, et chaque midi, quand je le rejoignais, on allait éteindre des souches qui prenaient dans la forêt.
Pendant l’incendie, difficile de manger, de dormir. Comme de nombreux habitants, le traumatisme est encore bien présent. Je ne suis plus venue. J’ai attendu qu’il y ait eu les pluies pour revenir. Ah oui ! Ah oui ! Moi, je ne voulais pas dormir là. Cœur.
📝 Transcription complète de la vidéo
[musique] Juliette aimait se promener dans ses bois à côté de chez elle. Aujourd'hui, elle peine à retourner dans ses paysages de désolation. L'odeur du brûl a quasiment disparu, mais ça s'était impréni dans notre peau, dans les cheveux, les vêtements bien sûr. C'était infernal. Juliette a eu la peur de sa vie. Elle a dû partir en catastrophe. La villa a été encerclée par les flammes. Si elle est encore intacte, c'est grâce à plusieurs précautions comme le débroussaillage autour de la maison. Le feu s'est arrêté à quelques mètres seulement. Les vignes ont fait coupe-feu probablement. Derrière la maison, il y a un chemin donc qui a dû faire coupe-feu également et parce que mon compagnon était là tous les jours à arroser alors qu'il y avait le feu pas loin mais bon, il venait tous les jours et chaque midi quand je le rejoignais, on allait éteindre des souches qui prenaient dans la forêt. Pendant l'incendie, difficile de manger, de dormir. Comme de nombreux habitants, le traumatisme est encore bien présent. Je suis plus venu. J'ai attendu qu'il y ait eu les pluies pour revenir. Ah oui ! Ah oui ! Moi je voulais pas dormir là. Cœur.
Source : France 3 Provence-Alpes-Côte d’Azur
Un avis, une question sur votre quartier ?
Prolongez la discussion sur le forum des habitants de la Côte d'Azur.
Rejoindre la communauté



Commentaires 0