« Je ne suis pas Amazon mais je propose une vraie expérience » : comment se réinventent ces librairies indépendantes des Alpes-Maritimes face à la crise du livre
Face à la crise du livre, plusieurs librairies indépendantes des Alpes-Maritimes cherchent à se réinventer en misant sur bien plus que la seule vente d’ouvrages. À Châteauneuf-Grasse, la librairie Expression a transformé son espace de 170 m2 en lieu de…
Face à la crise du livre, plusieurs librairies indépendantes des Alpes-Maritimes cherchent à se réinventer en misant sur bien plus que la seule vente d’ouvrages. À Châteauneuf-Grasse, la librairie Expression a transformé son espace de 170 m2 en lieu de vie, avec salon de thé, jeux de société et animations, afin d’inciter les clients à s’attarder. Sa directrice, Amandine Teissier, défend une approche fondée sur le conseil, la proximité et une sélection nourrie par environ 12 000 références.
À Cannes, Autour d’un livre poursuit cette même logique en multipliant les rencontres avec des auteurs et les rendez-vous en boutique pour faire du livre un objet de partage. Florence Kammermann, qui a aussi porté un projet dédié à la bande dessinée et au manga, a dû y renoncer en raison des loyers et des charges, mais elle maintient son activité en se recentrant sur sa librairie principale. Elle continue de considérer le livre comme un bien essentiel et insiste sur le rôle de prescription du libraire auprès de sa clientèle.
À Antibes, la librairie Dernier rempart a choisi une autre stratégie : rassembler deux magasins dans un nouvel espace traversant de 500 m2, avec coffee-shop et terrasse, pour peser face aux grandes enseignes. Son directeur, Jérôme Dugast, assume un pari commercial dans un secteur où la rentabilité reste très faible. L’établissement mise sur une offre large, tout en veillant à préserver son identité.
Toujours à Antibes, La Joie de lire s’appuie sur son histoire et sur une organisation pensée pour combiner produits d’appel en rez-de-chaussée et fonds plus éclectique en sous-sol. La directrice, Mylène Carsault, rappelle que les marges sont limitées et que la librairie s’appuie aussi sur la presse, la papeterie et les rencontres avec des auteurs locaux. Tous soulignent enfin que le prix du livre étant fixe en France, l’enjeu n’est pas la concurrence tarifaire, mais la capacité à proposer une expérience et des conseils que les plateformes ne remplacent pas.
Source : Nice-Matin
Un avis, une question sur votre quartier ?
Prolongez la discussion sur le forum des habitants de la Côte d'Azur.
Rejoindre la communauté



Commentaires 0