La gestion de l’eau en Méditerranée est un défi majeur exemple de la région de Cagliari en Sardaigne
Été 2024 en Sardaigne : la période où la sécheresse fut la plus sévère, avec des températures record autour de 40° et même un pic spectaculaire de 48 relevé à Jerszou, une commune du sud de l’île. L’évolution climatique, en…
Été 2024 en Sardaigne : la période où la sécheresse fut la plus sévère, avec des températures record autour de 40° et même un pic spectaculaire de 48 relevé à Jerszou, une commune du sud de l’île. L’évolution climatique, en particulier en Méditerranée, est suivie au plus près par les chercheurs de la fondation MSI, une ONG italienne basée à Cagliari. Son objectif principal concerne la protection des écosystèmes marins en Méditerranée.
La mer Méditerranée continue de se réchauffer, ce qui perturbe le cycle des précipitations. Une mer qui se réchauffe augmente l’évaporation, avec une conséquence directe sur la collecte des eaux de pluie dans les grands réservoirs que nous utilisons en Sardaigne. L’objectif de notre fondation est d’alerter, mais aussi d’informer sur les conséquences liées au réchauffement climatique. Il s’agit de promouvoir une utilisation efficace de nos ressources en eau, notamment pour les secteurs de l’agriculture et du tourisme. La consommation d’eau est souvent sous-estimée en Sardaigne, notamment en période estivale avec l’afflux des touristes. Et c’est une période, ne l’oublions pas, où les précipitations sont les plus faibles.
L’industrie touristique en Sardaigne subit directement les conséquences du changement climatique. La plupart des hôtels équipés de piscines doivent s’adapter à cette évolution. Avec plus de 20 millions de visiteurs en 2025, la demande est en forte croissance. Une loi de 2006 a imposé une gouvernance régionale pour la gestion des ressources hydrauliques. Une organisation générale plus efficace pour faire face au manque de ressources. À la suite de cette réforme, les professionnels du secteur touristique expliquent que nous ne subissons plus les conséquences de la sécheresse depuis plus de 20 ans grâce à la mise en place d’un pipeline qui alimente toute la région de Cagliari. Nous disposons également d’un lac à proximité qui peut nous alimenter en eau. Mais le grand problème pour nous réside dans le coût de cette eau : il est très élevé pour les hôteliers.
Le lac artificiel de Cheiseri, dans la province de Cagliari, peut atteindre 30 millions de mètres cubes à son taux de remplissage maximum. Il fait partie des 31 digues réparties sur toute la Sardaigne. En 2024, au plus fort de la crise, le niveau relevé était de 13,5 %, moins d’un sixième de sa capacité. Un indicateur très parlant de la tension hydrique autour de la capitale sarde. Cette loi de 2006, qui a globalisé la gestion des ressources en eau sur toute l’île, a permis de faire face à cette situation de sécheresse exceptionnelle, notamment pour soutenir les activités agricoles et économiques. Dans ce local laboratoire ouvert 24h/24, la surveillance de ce lac artificiel reste une priorité absolue.
En multipliant les interconnexions entre les différentes sources d’eau, l’approvisionnement de l’ensemble des territoires a été grandement facilité par cette flexibilité, notamment en cas de crise majeure. Manque de pluie, vulnérabilité du système hydraulique : la gestion des ressources en eau représente une priorité pour les responsables politiques sardes, car cette île reste très exposée au réchauffement climatique. En 2024, nous avons subi une grande sécheresse. On a pu surmonter cette situation grâce à l’arrivée d’eau provenant d’autres digues. Aujourd’hui, c’est l’inverse : notre digue alimente d’autres bassins et d’autres réseaux. Nous avons atteint actuellement notre niveau maximum. Depuis 20 ans, la Sardaigne traite les phénomènes de sécheresse en appliquant une stratégie à long terme, à la différence d’autres régions et pays qui n’apportent que des réponses d’urgence face aux conséquences de ce changement climatique.
📝 Transcription complète de la vidéo
[musique] Été 2024 en Sardigne, la période où la sécheresse fut la plus sévère avec des températures au record autour de 40° et même un pic spectaculaire de 48 relevé à Jerszou, une commune du sud de Lille. L'évolution climatique en particulier en Méditerranée est suivie au plus près [musique] par les chercheurs de la fondation MSI, une ONG italienne basée à Cali. Son objectif principal concerne la protection des écosystèmes marins en Méditerranée. La mer méditerranée continue de se réchauffer, ce qui perturbe le cycle des précipitations. Une mer qui se réchauffe augmente l'évaporation. avec une conséquence directe sur la collecte des eaux de pluie dans les grands réservoirs que nous utilisons en Sardaigne. L'objectif de notre fondation est d'alerter mais aussi d'informer sur les conséquences liées au réchauffement climatique. Il s'agit de promouvoir une utilisation efficace de nos ressources en eau, notamment pour les secteurs de l'agriculture et du tourisme. La consommation d'eau est souvent sous-estimée en Sardigne, notamment en période estivale avec l'afflux des touristes. Et c'est une période, ne l'oublions pas, où les précipitations sont les plus faibles. L'industrie touristique en Sardigne subit directement les conséquences du changement climatique. La plupart des hôtels équipés de piscine doivent s'adapter à cette évolution. Avec plus de 20 millions de visiteurs en 2025, la demande est en forte croissance. Une loi de 2006 a imposé une gouvernance régionale pour la gestion des ressources hydrauliques. Une organisation générale plus efficace pour faire face au manque de ressources à vol à cette réforme reste important pour les professionnels du secteur touristique. Nous ne subissons plus les conséquences de la sécheresse depuis plus de 20 ans grâce à la mise en place d'un pipeline qui alimente toute la région de Calia. Nous disposons également d'un lac à proximité qui peut nous alimenter en eau. Mais le grand problème pour nous réside dans le coût de cette eau. Il est très élevé pour les hôteliers. Il varie entre 6 et 8 € le mètre c même une petite piscine nous revient à près de 2000 € par mois. Pour les hôtels disposant de plus grandes piscines, ce coût peut atteindre 3000 € par mois. L'évaporation et l'entretien entraînne aussi un gaspillage important de l'eau. [musique] Le lac artificiel de Cheiseri dans la province de Caliari, 30 millions de mètres cubes [musique] à son taux de remplissage maximum. Il fait partie des 31 digues réparties sur toute la Sardigne. En 2024, au plus fort de la crise, [musique] le niveau relevé était de 13,5 % en moins d'un 6e de sa capacité. Un indicateur très parlant de la tension hydrique autour de la capitale [musique] Sarde. Cette loi de 2006 qui a globalisé la gestion des ressources [musique] à eau sur toute l'île a permis de faire face à cette situation de sécheresse exceptionnelle notamment pour soutenir les activités agricoles et économiques. [musique] Dans ce local laboratoire ouvert 24h/ [musique] 24, la surveillance de ce lac artificiel reste une priorité absolue. Ici, nous pouvons avec ce panneau technique gérer complètement le niveau de notre dig. En ce moment, tout est fermé. Là, nous surveillons très précisément le niveau du lac. Nous avons actuellement 21 millions de m cb d'eau et nous sommes presque à notre plus haut niveau. [musique] En multipliant les interconnexions entre les différentes sources d'eau, [musique] l'approvisionnement de l'ensemble des territoires a été grandement facilité par cette flexibilité, notamment en [musique] cas de crise majeure. Manque de pluie, vulnérabilité du système hydraulique, [musique] la gestion des ressources en eau représente une priorité pour les responsables politiques [musique] sard car cette île reste très exposé au richement climatique. En 2024, nous avons subi une grande sécheresse. On a pu surmonter cette situation grâce à l'arrivée d'eau provenant d'autres digues. Aujourd'hui, c'est l'inverse. Notre dig alimente d'autres bassins et d'autres réseaux. Nous avons atteint actuellement notre niveau maximum. Depuis 20 ans, la Sardigne traite [musique] les phénomènes de sécheresse en appliquant une stratégie à long terme à la différence d'autres régions et pays qui n'apportent que des réponses d'urgence face [musique] aux conséquences du à ce changement climatique. 196 une loi de 2006 a profondément réformé la gouvernance de la gestion de l'eau en Sardigne. mesures politiques et techniques qui ont établi une gestion centralisée sur toutes les digues et les barrages. Nous avons mis fin au système hydraulique multisectoriel pour cette gestion unique sur l'ensemble de notre territoire. Nous nous trouvons ici dans l'une de ces 31 digues. Ce barrage a notamment permis de remédier au problèmes de sécheresse des années 80 et 90. En raison des changements climatiques, nous subissons encore des périodes de sécheresse. Ce barrage, outre sa fonction de stockage et de retenu d'eau, protège aussi tous les territoires en aval en cas d'inondation. Le secteur de l'agriculture est l'un des plus durement touchés par les phénomènes de sécheresse. En Sardigne, cette filière est plus importante que dans le reste de l'Italie. Un rôle essentiel pour le maintien de la population dans les zones rurales et montagneuses. Pour faire face aux évolutions climatiques, la gestion des exploitations doit être complètement repensée. Notre travail a été rendu plus difficile à cause de la sécheresse. On disposait de beaucoup moins d'eau. Il a fallu réduire notre activité de près de 30 %. Notre production a été réduite pour mieux la préserver. Par exemple, si on cultivait 10 hectares habituellement, on en faisait plus que 7. Nos revenus ont donc baissé. Malheureusement, on ne peut pas maîtriser ni le temps ni la météo. Pour soutenir ces agriculteurs, la Sardaigne subventionne en partie le coût important que représente l'utilisation de l'eau pour chaque exploitation. Il faut compter 200 € en moyenne par an pour 6000 m³ nécessaires sur un hectare. Un cours à mener à 100 € si l'on utilise que 3000 m³. Un tarif nettement plus avantageux que celui relatif aux usages domestiques ou touristiques. L'eau reste un élément fondamental. Cela ne sert à rien d'avoir des terres si on n pas l'eau nécessaire pour les irriguer. C'est indispensable. La région de Sardigne a mis en place toute une série de mesures et d'actions pour nous venir en aide. Des réservoirs ont ainsi été construits et mis en place par notre collectivité territoriale. Ces réservoirs nous garantissent une réserve d'eau conséquente. Bien sûr, il faut qu'il pleuve pour les remplir pour ensuite optimiser la transmission de ces eux pour que cela soit efficace. La Sardigne en réduisant la part que les agriculteurs payent pour leur approvisionnement en eau nous a permis d'obtenir un prix que l'on peut supporter. Il ne faut pas oublier la valeur sociale [rires] chez nous. C'est un facteur déterminant. On parle là de la préservation de nos territoires et du maintien des populations dans nos campagnes. La zone industrielle autour de la capitale Stard s'étend sur 9300 hectares. [musique] 420 entreprises en tout secteur pétrochimique particulièrement important. Là aussi, les besoins de ressources anneaux sont chaque année plus élevés. Avec les pouvoirs publics, l'ensemble des industriels a mis en place toute une politique d'anticipation pour se prémunir des conséquences lié au changement climatique et faire face [musique] au phénomène de sécheresse. La sécheresse est un problème qui fait partie intégrante de la Sardaigne. Avec la région, nous travaillons ensemble sur certaines hypothèses. En effet, l'industrie ne peut se passer d'eau et les phénomènes de sécheresse doivent être anticipés. C'est devenu une obligation. Nous avons étudié des systèmes pour améliorer précisément le rendement de nos stations d'épuration et il a été démontré qu'environ 40 millions de mètres cb de cette eau par an pourrai être réutilisé. C'est pourquoi en collaboration avec la région, nous étudions aujourd'hui un système de renforcement de nos installations, notamment pour ce qui est de notre station d'épuration des eaux usées. Cela permettrait ainsi de valoriser les 14 millions de mètres cb d'eau que nous ne réutilisons pas actuellement. La Sardigne propose un modèle unique et ultra centralisé de stockage de réserve d'eau en surface avec l'implantation de nombreuses digues. Une politique d'investissement structurel qui vient palier l'absence notable de l'acte naturel. Autra axe poursuivi la réduction des pertes eau en réparant et en modernisant les réseaux existants sans oublier la réutilisation des eaux usées traitées pour l'irrigation en milieu urbain. Toute une politique d'anticipation pour se prémunir des conséquences liées au changement climatique. Notre région compte 1 million et demi d'habitants. Ces besoins en eau s'élèvent à environ 600 millions de m c par an. et ce pour l'usage domestique, l'eau potable et l'irrigation industrielle. Notre capacité de stockage est d'environ 1,8 milliards de mètres cb ce qui nous permet de planifier nos ressources sur plusieurs années. L'approvisionnement de tous les usagers est aussi garanti. Cette stratégie d'une politique de prévention [musique] à long terme est symbolisée par l'adoption du schéma hydraulique Aquanostra 2050. Un investissement prévu à hauteur de 600 millions d'euros avec l'implantation [musique] de nouveaux stockages, l'amélioration de l'ensemble du réseau et le renforcement des transferts [musique] d'eau entre les différents territoires. Un chargement climatique qui a incité la Sardaigne et la Corse à conclure un accord de coopération sur la gestion de l'eau. Travail en commun, mutualisation des compétences, développement des projets. Plus que jamais, la gestion des ressources à eau est devenue un sujet stratégique en Méditerranée.
Source : France 3 Provence-Alpes-Côte d’Azur
Un avis, une question sur votre quartier ?
Prolongez la discussion sur le forum des habitants de la Côte d'Azur.
Rejoindre la communauté



Commentaires 0