Politique zéro dégradation, « sport attitude »… Comment Antibes, Grasse et Mandelieu tentent d’exister face au (puissant) Palais des festivals de Cannes ?
Face à l’ampleur du Palais des festivals de Cannes, les centres de congrès d’Antibes, Mandelieu et Grasse cherchent à se distinguer par d’autres atouts, sans jouer la même carte. À Juan-les-Pins, Jean-Pierre Derail rappelle que les formats accueillis ne sont…
Face à l’ampleur du Palais des festivals de Cannes, les centres de congrès d’Antibes, Mandelieu et Grasse cherchent à se distinguer par d’autres atouts, sans jouer la même carte. À Juan-les-Pins, Jean-Pierre Derail rappelle que les formats accueillis ne sont pas comparables à ceux de Cannes, avec des rassemblements bien plus modestes. À Mandelieu, Odile Delannoy insiste elle aussi sur des marchés différents, tout en soulignant que la concurrence reste forte à l’échelle nationale.
À Antibes, la stratégie repose sur une exigence constante de qualité. Le site met en avant une politique de maintien en parfait état des lieux, avec des travaux d’entretien réguliers et une présence permanente d’un agent de propreté. Le Palais des congrès Antipolis s’appuie aussi sur une démarche environnementale, avec le tri des déchets, l’abandon de la vaisselle jetable et l’installation prochaine de ruches sur le toit. L’établissement cultive enfin son identité locale autour du jazz, très lié à Juan-les-Pins.
Mandelieu mise de son côté sur la configuration de son bâtiment, de plain-pied, qui facilite les montages et permet d’accueillir certains événements dans de bonnes conditions logistiques. La ville valorise aussi son environnement entre mer, espaces verts et montagne, en développant une offre baptisée « sport attitude ». Les congressistes peuvent y pratiquer des activités variées, du Pilates au yoga en passant par des propositions plus dynamiques. Cette formule séduit, puisqu’elle est intégrée à une large part des congrès accueillis.
À Grasse, l’absence de forte concentration hôtelière à proximité immédiate du Palais des congrès n’a finalement pas freiné l’activité. La ville s’est appuyée sur l’office de tourisme, sur l’offre d’hébergement dans la commune et autour, ainsi que sur le tissu Airbnb du centre-ville. Géré en régie municipale, le site grasois joue aussi la carte de la complémentarité avec d’autres espaces comme Chiris, le cours Honoré-Cresp ou encore le théâtre. Les responsables des sites d’Antibes et de Mandelieu constatent en tout cas que l’année 2025-2026 a été particulièrement bonne, dans un secteur où les congrès restent avant tout des moments de rencontre et d’échanges.
Source : Nice-Matin
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