Procès du triple narchomicide : un rebondissement avec les aveux d’un prévenu
Sur le banc des parties civiles, trois mamans sont serrées l’une contre l’autre. Elles viennent de raconter à la cour leur calvaire. Il y a 6 ans, trois fils sont tombés sous les balles. « Ils m’ont fait beaucoup de…
Sur le banc des parties civiles, trois mamans sont serrées l’une contre l’autre. Elles viennent de raconter à la cour leur calvaire. Il y a 6 ans, trois fils sont tombés sous les balles. « Ils m’ont fait beaucoup de mal. Pourtant, je vous l’ai pardonné », s’écrit Wasilac et Sass dans la salle.
Plus un bruit. Les cinq accusés regardent leurs pieds, et le président décide de leur donner la parole. C’est à ce moment-là que Zacharia Benassi se lève. Il avoue avoir été là le soir de la fusillade, dit avoir même pris une balle dans le bras, et désigne les quatre autres hommes dans le box. « La personne qui a tué, c’est Amine Walan. Le commanditaire, c’est Karimat », même s’il ne fait que répéter et parle.
Un autre accusé veut parler : c’est Malik Cariba. Il explique les événements qui l’ont conduit à démembrer le corps d’une victime. « Je ne suis pas défendable, mais je n’ai pas eu le choix. C’était pas ma décision de découper qui que ce soit. » Six ans après, les familles obtiennent un début de réponse, comme un moment suspendu où, d’un seul coup, la parole semble s’être libérée de façon assez spontanée.
Ça n’empêchera pas qu’au moment du délibéré, les juges interrogeront leur intime conviction par rapport à tous les éléments du dossier et de l’audience. « Ben mon client, il attend ça depuis 6 ans, et là il s’aperçoit que monsieur Vin Sassi vient dire ce que lui sube auodort depuis longtemps. Il a le sentiment que les aveux ne sont pas parfaits. » Mais du côté de la défense, les aveux de ces accusés ne sont pas crédibles. « En réalité, on assiste à quelque chose de tout à fait ignoble qui consiste pour l’un des accusés à penser qu’effectivement il s’en sortira s’il accuse à tort un autre coaccusé. Rien au dossier ne va dans le sens de ce qu’a indiqué cet accusé. Rien. »
Dans le box, Amine Walan semble garder son sang-froid, mais il veut lui aussi prendre la parole pour se défendre. Le président refuse. Les autres accusés seront entendus dans les jours qui suivent.
📝 Transcription complète de la vidéo
Sur le banc des parties civiles, il y a trois mamans serrées l'une contre l'autre. Elles viennent de raconter à la cour leur calvaire. Il y a 6 ans, trois fils sont tombés sous les balles. Ils m'ont fait beaucoup de mal. Pourtant, je vous l'ai pardonner, s'écrit Wasilac et Sass dans la salle. Plus un bruit, les cinq accusés regardent leurs pieds et le président décide de leur donner la parole. C'est à ce moment-là que Zacharia Benassi se lève. Il avoue avoir été là le soir de la fusillade, il a même pris une balle dans le bras et désigne les quatre autres hommes dans le box. La personne qui a tué, c'est Amine Walan. Le commanditaire, c'est Karimat, même s'il ne fait que répéter et paralla. Un autre accusé veut parler, c'est Malik Cariba. Il explique les événements qui l'ont conduit à démembrer le corps d'une victime. Je ne suis pas défendable, mais je n'ai pas eu le choix. C'était pas ma décision de découper qui que ce soit. 6 ans après l'été, les familles obtiennent un début de réponse comme un moment suspendu où d'un seul coup la parole semble s'être libérée de façon assez spontanée. Ça n'empêchera pas qu'au moment du délibéré, les juges interrogeront leur intime conviction par rapport à tous les éléments du dossier et et de l'audience. Ben mon client euh il attend ça depuis 6 ans et là il s'aperçoit que monsieur Vin Sassi vient dire ce que lui sube auodort depuis longtemps. Il a le sentiment que les aveux ne sont pas parfaits. Mais du côté de la défense, les aveux de ces accusés ne sont pas crédibles. En réalité, on assiste à quelque chose de tout à fait ignoble qui consiste pour l'un des accusés à penser qu'effectivement il s'en sortira s'il accuse à tort un autre coaccusé. Rien au dossier ne va dans le sens de ce qu'a indiqué cet accusé. Rien. Dans le box, Amine Walan semble garder son sang froid, mais il veut lui aussi prendre la parole pour se défendre. Le président refuse. Les autres accusés seront entendus dans les jours qui suivent. M.
Source : France 3 Provence-Alpes-Côte d’Azur
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