Rassemblements interdits à Nice : la gauche dénonce un « déni de démocratie », des groupes appellent à résister et à manifester quand même ce samedi 24 octobre
La décision préfectorale d’interdire ce samedi les manifestations, cortèges et regroupements dans une large partie du centre de Nice provoque de vives réactions à gauche et dans plusieurs organisations syndicales. Le PCF azuréen juge cette mesure « inacceptable », estimant…
La décision préfectorale d’interdire ce samedi les manifestations, cortèges et regroupements dans une large partie du centre de Nice provoque de vives réactions à gauche et dans plusieurs organisations syndicales. Le PCF azuréen juge cette mesure « inacceptable », estimant que les libertés ne doivent pas être restreintes au motif que l’encadrement policier a été jugé défaillant le week-end précédent. La CGT Spectacle dénonce, elle aussi, une atteinte à la démocratie et affirme que le gouvernement refuse d’écouter les revendications.
L’interdiction annoncée jeudi concerne un vaste périmètre allant de Masséna à Jean-Médecin, en passant par la gare, le Carré d’Or, Gambetta, le Vieux-Nice et le Port. Dans le même temps, un important dispositif de sécurité doit être déployé après les violences et pillages du week-end dernier, avec 650 policiers et gendarmes mobilisés dans le département, dont 450 à Nice. Des CRS, des unités spécialisées et des équipes cynophiles doivent aussi être engagées.
Éric Ciotti s’est, de son côté, réjoui de cette décision et a annoncé un renforcement de la police municipale. Il assure vouloir plus que tripler le dispositif, avec près de 280 agents et 42 véhicules, afin de protéger les Niçois et les commerces. Pour la CGT Spectacle, ce déploiement traduit au contraire l’incapacité de l’État à encadrer une manifestation autrement que par l’interdiction.
Malgré cela, plusieurs groupes appellent à se rassembler quand même à 14 heures place Masséna. Le Collectif Antifasciste Nice dit vouloir être plus nombreux que le 17 octobre et appelle à éviter toute confrontation, tandis que Maxime, l’une de ses figures, redoute de nouvelles violences de groupes d’ultradroite. L’USL 06 affirme pour sa part que les arrêtés préfectoraux n’arrêteront pas la mobilisation.
En prévision de cette journée, des commerces ont commencé à se barricader dès vendredi matin. Certains ont prévu de retirer toute leur marchandise et de fermer, tandis que d’autres ont reçu pour consigne de ne pas laisser de fonds de caisse ni d’exposer des biens sur la voie publique. Plusieurs organisations ont par ailleurs signé un appel à se mobiliser massivement.
Source : Nice-Matin
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