« Salaires, travaux, loisirs… Nous mettions tout en commun » : ce job d’été était une expérience communautaire (Ouest-France)
Jean-Marie Rigault, installé dans la Manche, a raconté un souvenir de job d’été qui a marqué sa jeunesse et sa manière de voir le collectif. Entre 1969 et 1971, alors qu’il avait 20 ans et commençait des études de philosophie,…
Jean-Marie Rigault, installé dans la Manche, a raconté un souvenir de job d’été qui a marqué sa jeunesse et sa manière de voir le collectif. Entre 1969 et 1971, alors qu’il avait 20 ans et commençait des études de philosophie, il a pris part à un camp de jeunes lycéens et étudiants consacré à la cueillette de fruits dans une pépinière du Vaucluse, à Valréas.
Ce projet est né dans l’aumônerie d’un lycée public d’Argentan, dans l’Orne, peu après les mobilisations de mai 1968. Autour de la Jeunesse étudiante chrétienne, des jeunes aux convictions diverses se retrouvaient dans un esprit d’ouverture, avec l’idée de partager un même idéal de justice, de liberté et de fraternité.
Dans le camp, tout était organisé collectivement : les salaires, le travail, les repas et les loisirs. Répartis en deux groupes selon l’hébergement, les participants assuraient à tour de rôle la préparation des repas et des pauses, puis partaient à deux dans les vergers pour cueillir abricots, pêches et nectarines, tout en apprenant à reconnaître leur maturité.
Jean-Marie Rigault dit avoir noué avec ses employeurs des relations amicales, fondées sur la confiance et le sérieux du groupe. Il évoque aussi des moments culturels, des célébrations pour ceux qui le souhaitaient, ainsi que des liens durables nés de cette expérience, qu’il présente comme une forme de « vivre ensemble » et une preuve, selon lui, que la démocratie participative est possible.
Source : maville.com
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