Tests pour détecter le protoxyde d’azote au volant à Cannes : leur efficacité est remise en cause par des scientifiques
À Cannes, la police municipale utilise depuis le 20 août 2026 trois détecteurs portables destinés à repérer le protoxyde d’azote chez les automobilistes. Présenté comme une première en France, ce dispositif fonctionne sur le principe d’un dépistage rapide de l’air…
À Cannes, la police municipale utilise depuis le 20 août 2026 trois détecteurs portables destinés à repérer le protoxyde d’azote chez les automobilistes. Présenté comme une première en France, ce dispositif fonctionne sur le principe d’un dépistage rapide de l’air expiré, à la manière d’un éthylotest.
Lors des premières nuits de contrôle, un test s’est avéré positif. Le conducteur a alors été verbalisé et son véhicule immobilisé. Mais cette expérimentation suscite de fortes réserves chez plusieurs spécialistes, qui doutent de la fiabilité d’un tel outil.
Les critiques portent d’abord sur la brièveté de la fenêtre de détection. Le gaz est éliminé très vite, en une vingtaine à une trentaine de minutes, ce qui signifie qu’un résultat négatif ne prouve pas l’absence de consommation récente. Les chercheurs pointent aussi le risque de faux positifs, en raison de multiples interférences possibles, et estiment que la preuve scientifique de l’efficacité de l’appareil reste à établir.
L’entreprise à l’origine du boîtier met en avant des essais menés au Danemark, où la police utilise aussi ce type de matériel depuis janvier. Là-bas, les résultats doivent être confirmés par une prise de sang, et les autorités attendent encore un nombre plus important de cas validés avant d’en dresser un bilan. Une spécialiste citée dans le texte rappelle d’ailleurs que l’appareil n’a pas de valeur juridique en lui-même et ne peut servir que de dépistage.
Source : Nice-Matin
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