“Ton animal maternel” : un film rare et sensible sur les solitudes de trois femmes, récompensé à Cannes
Le second long métrage de Valentina Maurel suit une jeune Costaricaine étudiante en Belgique qui revient dans son pays natal. Elle y retrouve sa sœur cadette, enfermée dans la maison familiale avec un groupe d’hommes qui nourrissent ses croyances mystiques,…
Le second long métrage de Valentina Maurel suit une jeune Costaricaine étudiante en Belgique qui revient dans son pays natal. Elle y retrouve sa sœur cadette, enfermée dans la maison familiale avec un groupe d’hommes qui nourrissent ses croyances mystiques, ainsi que leur mère, seule dans un appartement.
Le film se présente d’abord comme un portrait familial peu rassurant, avant de convaincre par sa manière de montrer une cellule éclatée, traversée par l’incompréhension. Sans chercher à généraliser, il observe avec retenue l’écart entre générations et cultures, jusque dans les reproches faits à Elsa pour son européanisation.
L’ensemble se distingue surtout par son approche directe et sensible des solitudes de trois femmes, chacune avançant avec ses propres moyens. Cette interprétation a été saluée à Cannes, dans la section Un certain regard, où les actrices ont reçu un prix collectif.
Le film tranche ainsi avec des récits plus convenus sur la sororité, en préférant une matière plus rude et plus intime.
Source : nouvelobs.com
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