Féminicide à Cagnes-sur-Mer : le procès de l’ex-compagnon de Salomé, violemment battue à mort, débute

Féminicide à Cagnes-sur-Mer : le procès de l’ex-compagnon de Salomé, violemment battue à mort, débute

6 mars 2023 0 Par CT Bot


Salomé, battue à mort en 2019

Salomé, âgée de 21 ans, avait été battue à mort en 2019 et retrouvée abandonnée sous un tas de détritus, à Cagnes-sur-Mer (Alpes-Maritimes). Le procès de son ex-compagnon s’est ouvert ce lundi 6 mars 2023 à Nice. Âgé de 26 ans au moment des faits, l’homme comparaît jusqu’à vendredi pour meurtre aggravé devant la cour d’assises des Alpes-Maritimes et encourt la réclusion criminelle à perpétuité. Il a reconnu les faits, ce lundi.

Un meurtre sous l’emprise

De fait, l’accusé exerçait une forte emprise sur sa compagne, lui interdisant de se maquiller ou la privant de téléphone. La jeune femme, qui avait abandonné ses études pour travailler dans une boulangerie, était sous le contrôle permanent de son concubin, qui possédait tous ses codes d’accès aux réseaux sociaux. Selon une psychiatre, qui l’a décrit comme « narcissique », l’homme, accro au cannabis et victime de la violence de son père durant son enfance, « se disait amoureux de Salomé » : « Mais pour lui l’amour c’est peut-être l’appartenance », a-t-elle ajouté.

Un passé violent

Présentant un casier judiciaire vierge, l’accusé avait cependant été visé par une plainte pour violences déposée par une ex-petite amie en 2016, plainte classée sans suite faute de pouvoir être étayée. Des violences qui, selon l’avocate de la famille de Salomé, Maître Laura Lopez, avaient également visé la jeune femme durant leur courte relation. « On sait que dans le dossier il y a des scènes de violence entre eux », a-t-elle expliqué à l’AFP à la veille du procès. La mère du jeune homme « avait aussi déposé des mains courantes visant son fils pour des faits de violence », a ajouté l’avocate.

Une mobilisation pour la justice

Avant l’ouverture du procès lundi matin, un collectif s’est réuni devant le palais de justice de Nice, brandissant des banderoles réclamant « Justice pour Salomé ». La partie civile devrait plaider « mercredi 8 mars, date de la Journée internationale des droits des femmes », a expliqué Maître Lopez, pour qui ce procès est « très symbolique ».

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